LES
— Labbé, cité dans la thèse de René Duval (1881): galactorrhée droite durant depuis 12 ans chez un homme ayant une insuffisance génitale.
— Halban (1905), gynécomastie, galactorrhée et insuffisance génitale chez un jeune soldat.
De ces quatre observations, on peut rapprocher 7 observations d'insuffisance testiculaire avec féminisation des seins mais sans galactorrhée.
Ce sont les 6 observations d’Apert et Declety en 1918, de gynécomastie avec atrophie post-traumatique des testicules.
L'observation de Condomine (1920) de gynécomastie chez un jeune soldat de 21 ans avec atrophie post-traumatique des testicules.
Enfin, la sécrétion colostrale peut s'observer chez les hermaphrodites, ainsi qu'il apparaît dans les 3 observations suivantes de :
Horteloup (1872), galactorrhée chez un hermaphrodite de 24 ans;
Levinger (1928), sécrétion colostrale chez un homme présentant des signes d’inter-sexualité ;
Haenel (1928) sécrétion lactée continue chez un homme présentant des symptômes secondaires d’hermaphrodisme.
D) - AU COURS DES TUMEURS SURRENALES [2 obs.)
Ce chapitre se rapproche de très près du précédent; en effet, il est curieux de remarquer que les tumeurs surrénales, masculinisantes chez la femme,
féminisantes chez l’homme, s’accompagnent de galactorrhée uniquement chez l’homme et qu’il faut probablement faire intervenir, pour expliquer cette sécrétion lactée, le rôle de l'insuffisance testiculaire associée.
Nous avons trouvé deux observations de galactorrhée au cours des tumeurs surrénales, ce sont célles de :
Parkes-Weber (1926) décrite également par Zur- Busch: en 1927, gynécomastie, galactorrhée, insuffisance testiculaire chez un homme de 27 ans atteint de tumeur surrénale maligne. L’autopsie a montré des glandes mammaires de type féminin, pleinement développées et sécrétantes.
Lisser : gynécomastie et galactorrhée sans autres signes de féminisation chez un homme de 33 ans atteint d’hypernéphrome malin avec métastases pulmonaires.
Si ces deux observations sont les seules retrouvées de tumeur surrénale avec galactorrhée, on ne peut en séparer trois autres observations de tumeur surrénale avec féminisation du malade.
Une surtout est extrêmement intéressante par son évolution, c’est l’observation de Holl en 1930: il s’agit d’un homme de 44 ans, d’aspect parfaitement viril, père de deux fils et chez qui, progressivement, s’installe une morphologie féminine des seins, une atrophie des organes génitaux avec impuissance sexuelle, une obésité et un aspect féminin du visage, en même temps que les poils disparaissent presque entière-
RE
ment. Le diagnostic de tumeur surrénale ayant pu être porté, l'intervention est décidée et découvre une tumeur bien encapsulée, facilement extirpable. L'évolution post-opératoire est en tous points remarquable, d’abord parce que c’est le seul cas connu d’ablation avec succès d’une tumeur surrénale ;
ensuite, parce que, dès une semaine après l’interven-
tion, la gynécomastie commençait à diminuer, le
malade se « remasculinisait » et l'impuissance sexuelle disparaissait au bout d’un mois.
Deux autres observations contribuent à appuyer cette notion du caractère « féminisant » des tumeurs surrénales chez l’homme :
— l’une est due également à Holl : gynécomastie chez un garçon de 16 ans, porteur d’une tumeur surrénale inopérable;
— l’autre est due à Bittorf et Mathias (1919) : gynécomastie et atrophie testiculaire chez un homme de 26 ans porteur d’une tumeur maligne cortico-surrénale, l’autopsie a montré un tissu sécrétant actif dans les deux glandes mammaires.
E) - ACROMEGALIE ET TUMEURS CEREBRALES (23 obs.}
21 observations d’acromégalie ou de sarcome hypophysaire ont été réunies; 1l s’agit 16 fois de femmes, 4 fois d’hommes, 1 fois le sexe n’est pas précisé.
A ces 21 observations, nous rattacherons une observation de tumeur épiphysaire et une observation de tumeur du canal cranio-pharyngien.