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= SEA à ‘ins nous comparons les résultats de l'examen histologique de l’hypophyse de grossesse à celui de l’hypophyse de la malade de Cushing, nous apprenons que l’hypophyse de la malade de Cushing présentait, à côté d'éléments acidophiles, de nombreux éléments chromophobes, et il est logique de penser que ces éléments chromophobes sont dus à la transformation d'éléments chromophiles, la prolactine ayant été libérée, et ceci nous permet de comprendre facilement la galactorrhée de l’acromégalie.
Le parallélisme entre grossesse et acromégalie se
traduit en clinique par la fréquence de l’aspect acromégaloïde de la grossesse.
Cette pathogénie de la galactorrhée s’applique aussi bien à l’hyperpituitarisme de l’adénome acidophile qu’à celui du sarcome hypophysaire de Ostreich et Slawyk et de l’angiosarcome de Haenel.
Nous avons rapproché dans ce même chapitre les autres tumeurs cérébrales des tumeurs hypophysaires, car des tumeurs voisines peuvent avoir un retentissement sur l’hypophyse. Cushing insiste sur la fréquence des symptômes de voisinage associés “souvent au syndrome acromégalique pour créer un complexe diencéphalo-hypophysaire.
Mais peut-être les tumeurs cérébrales non hypophysaires seraient-elles mieux à leur place parmi les lésions de la voie centripète cérébro-spinale de Parc réflexe de lactation ?
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4) - GALACTORRHEE D'ORIGINE MECANIQUE (SUCCION DU MAMELON) ET AU COURS DES AFFECTIONS DU NEYRAXE ET DES NERFS RACHIDIENS
Le rôle du système nerveux central dans le mécanisme de la lactation a connu suivant les années une faveur très variable.
La théorie nerveuse du réflexe génito-mammaire a été la première théorie en honneur pendant la seconde moitié du xiIx° siècle ; mais toutes les expériences faites pour ia confirmer ont amené les expérimentateurs à refuser tout rôle au système nerveux central dans le phénomène de la lactation.
Et ce n’est qu’en 1934 que Selye, Collip et Thomson établissent leur théorie de l’arc réflexe.
Cependant, l’importance du facteur nerveux dans la sécrétion lactée est prouvée par ce simple fait :
La succion des mamelons par les petits favorise grandement la lactation ; elle est indispensable au maintien de la sécrétion permanente, sa cessation entraîne une rapide disparition de la lactation.
Différentes expériences chez la rate et la souris
— section des mamelons avec extraction du lait par une pompe, entraînant l'arrêt de lactation,
— section de tous les galactophores, mais persistance du stimulus de succion sur les mamelons permettant l'écoulement du lait,
— section de certains mamelons et stimulus de succion sur les mamelons intacts permettent à foutes les mamelles de sécréter,
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permettent de conclure avec certitude :
— que ie stimulus de succion n’a pas une action locale, mais générale,
— que l'excitation du mamelon est indispensable à la lactation, et que c’est au niveau des terminaisons nerveuses du mamelon que se trouve le point de départ de l'arc réflexe de lactation.
Mais pour expliquer les cas de galactorrhée par simple excitation du mamelon, ïil fallait étudier l'effet de la succion chez les animaux non gravides.
Selye, Collip et Thomson, Selye et Mac Keown, en 1934, constatent que chez la rate et la souris non gravides, le stimulus de succion des mamelons entraîne un état de pseudo-grossesse avec développement complet de la glande mammaire et même sécrétion lactée si l'excitation est poursuivie suffisamment longtemps.
Desclin obtient des modifications histologiques de l’hypophyse par succion prolongée du mamelon chez des rates castrées. Enfin, Reece et Turner constatent que la succion du mamelon entraîne une baïsse notable du taux de la prolactine dans l’hypophyse du rat, ce qui signifie libération de prolactine.
Ges expériences permettent de concevoir la possibilité de galactorrhée par excitation mécanique du mamelon.
Cependant, il faut faire quelques réserves :
— Toutes les observations rapportées sont anciennes et datent d’une époque où l’endocrinologie était ignorée ou mal connue. L'observation la plus