‹ La GalactorrhéeChapitre 57 sur 70 · RECONNU · texte numérisé non relu

RECONNU

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récente remonte à 1912 et intéresse un homme qui raconte avoir présenté une sécrétion mammaire, mais celle-ci est arrêtée depuis 8 semaines au moment du premier examen médical.

— Sur 11 femmes dont les règles sont signalées, aucune n’a des règles normales.

4 fillettes ne sont pas encore réglées et l'apparition de la galactorrhée peut coïncider avec la puberté,

5 femmes ont largement dépassé l’âge de la ménopause,

2 femmes sont aménorrhéiques.

Enfin, aucune observation n'est assez complète pour qu’on puisse affirmer l’absence de toute autre cause, acromégalie surtout, permettant d'expliquer la galactorrhée. Il n’en demeure pas moins réel que. expérimentalement, la production d’une sécrétion lactée par simple manœuvre sur le mamelon est possible.

C'est à Ingelbrecht, en 1935, que revient l'honneur d’avoir établi le trajet suivi jusqu’à la préhypophyse par les fibres nerveuses dont les terminaisons se trouvent au niveau du mamelon :

Les sympathicectomies totales ou partielles sont sans action sur la lactation ;

La section de la moelle entre la dernière vertèbre dorsale et la première lombaire chez la rate donne une anesthésie des mamelons inférieurs. Si, pendant la période de lactation, on recouvre par un leucoplast les mamelons sensibles et si les jeunes tètent

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les mamelons insensibles, la sécrétion se tarit et les jeunes meurent.

La succion d’un seul mamelon sensible suffit à conserver la sécrétion et à assurer l’élevage des jeunes.

Cette expérience montre que le trajet de la voie centripète nerveuse de l’arc réflexe de lactation passe par l’axe cérébro-spinal.

I1 devient dès lors facile de concevoir qu’une lésion quelconque sur le trajet de la voie nerveuse :

— irritation et compression des nerfs rachidiens (zona, côte cervicale),

— interruption de la moœlle (syringomyélie),

— sclérose médullaire (sclérose en plaque, tabès), puisse entraîner des modifications dans la production de la prolactine.

Malheureusement, aucune vérification anatomique de l’hypophyse ne nous permet d'appuyer cette théorie, et rien ne vient expliquer pourquoi ces diverses lésions sur le trajet de l’arc nerveux produisent un hyperfonctionnement plutôt qu’un hypofonctionnement de l’hypophyse.

Deux remarques sont à faire :

— Toutes les observations de galactorrhée au cours des affections du névraxe intéressent des femmes ;

— L’insuffisance ovarienne ne paraît pas obligatoirement associée à la galactorrhée de ces malades :

— 2 n’ont pas de règles signalées,

— 3 ont des règles normales,

— 2 sont dysménorrhéiques,

— 2 sont ménopausées depuis plusieurs années.

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