‹ La GalactorrhéeChapitre 58 sur 70 · PS · texte numérisé non relu

PS

— Il est à noter que l’une des tabétiques et les 3 syringomyéliques ont présenté des troubles sensitifs dans la région mammaire :

— hypoesthésie, fausse localisation des perceptions pour la tabétique ;

— zones d’hyperesthésie par plaques entre Du et Dvui,

— thermoanalgésie intéressant le thorax,

— hypoesthésie au froid et à la piqûre, pour les 3 syringomyéliques.

André Thomas insiste sur l'accroissement considérable du volume de la glande mammaire, et de la quantité de lait sécrété, après manipulations des mamelons ; il attribue au résultat de cette manœuvre une valeur démontrant l'influence du système ner-

À propos de son observation de syringomyélie datant de 1921, il établit un rapprochement entre les troubles des glandes sudoripares, si fréquents dans la syringomyélie, et la sécrétion mammaire.

— Trois observations méritent une étude un. peu particulière :

— l'observation de Vogt (1909) de galactorrhée consécutive à une brûlure thoracique. Nous l'avons fait entrer dans ce chapitre car il nous semble vraisemblable d'attribuer la galactorrhée à une irritation des terminaisons nerveuses par cette brûlure thoracique étendue et profonde, ayant atteint le mamelon ;

— l'observation de Riese (1928) de galactorrhée après encéphalite. L'auteur considère que l’activité mammaire résulte d’un trouble « du noyau végétatif de la région cérébrale atteinte». Il rappelle, d'autre part, que les modifications de la sécrétion cutanée sont parmi les troubles caractéristiques des séquelles post-encéphalitiques et, considérant les glandes mammaires comme des glandes cutanées modifiées, il estime l’apparition d’un tel phénomène comme théoriquement possible. Cependant, il lui paraît plus vraisemblable d’incriminer, à l’origine de cette galactorrhée des lésions de la région hypothalamique.

. Mais deux facteurs, dans cette observation, ont encore pu jouer un rôle dans l’apparition de la sécrétion :

— Ja dysménorrhée,

— le psychisme particulier de la malade, avec hyperexcitabilité sexuelle.

De tout ceci, il résulte que le classement de cette observation est très difficile, et que c’est un peu arbitrairement que nous l’avons rangée dans ce chapitre. La galactorrhée pouvait relever de nombreuses causes plus ou moins intriquées et peut-être constitue-t-elle une des manifestations d’un état pathologique très complexe.

— L'observation de Roussy et Huguenin (1937). La malade a présenté des signes nerveux extrêmement mobiles et divers traduisant les localisations les plus variées de la myélo-encéphalite, et rien ne nous inter-

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