‹ La Galactosémie Provoquée: Test d'Hyperthyroïdie, Étude CritiqueChapitre 30 sur 55 · MO · texte numérisé non relu

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semble a de critiquable. Elle ne peut avoir qu'une précision relative, mais les chiffres obtenus nous paraissent cependant éloquents. Nous n'avons pas tenu compte de certains résultats mentionnés dans les articles que nous avons lus. Dans ces cas, nous ignorions, soit la technique employée, soit les critères sur lesquels reposait le diagnostic d’hyperthyroïdie.

Il est intéressant de noter que l'injection intraveineuse pratiquée chez les hyperthyroïdiens ayant déjà subi le test per os, donne des résultats superposables [106], [37]. Les résultats anormaux ne semblent donc pas imputables à un trouble de l’absorption intestinale. Dans un cas, l'opération chirurgicale entraîne une issue fatale en 48 heures. Ce malade avait une élimination d'acide hippurique basse avant l'intervention, l’autopsie montra d’importantes lésions hépatiques [106].

Les troubles du test de Quick ne sont pas strictement parallèles à l'élévation du métabolisme de base [214], mais cependant les malades ayant un métabolisme de base inférieur à 40 % ont, dans l'ensemble, un test meilleur (moyenne 3 gr. 42) que les malades ayant un métabolisme supérieur à 40 % (taux moyen d'acide hippurique 2 gr. 85). On peut observer des anomalies importantes dans les hyperthyroïdies discrêtes qui n’ont jamais eu de poussées thyréotoxiques [106]. Mais les crises thyréotoxiques antérieures semblent être une cause de perturbations marquées [122] tout comme les évolutions sévères. Il n’y a pas de corrélations étroites avec la perte de poids. Le traitement préopératoire par le Lugol et le repos amé-

liorent souvent le test (Boycx, HAINES). Après la thyroïidectomie, le test revient lentement à la normale, dans un délai inférieur à trois mois ; il ne redevient pas strictement normal chez tous les malades.

Ces différentes particularités rappellent beaucoup celles que nous avons notées pour la galactosémie. Sans en tirer pour l'instant aucune conclusion, nous pensons que le parallélisme est frappant; il l’est également avec les constatations anatomo-pathologiques.

L'épreuve a été parfois couplée avec d’autres épreuves fonctionnelles. HAINES et MAGATH ont pratiqué chez 21 malades le test de Quick et l'injection de bromosulfone phtaléine. Ils indiquent la rétention par les chiffres Oo, ï, 2, 3, 4, suivant qu’elle est nulle, discrète, modérée, marquée où très marquée. Dans trois cas, le taux d'acide hippurique était normal, tandis que dans 12 la bromosulfone phtaléine était entièrement éliminée. Mais, chaque fois que la rétention colorée était supérieure au degré 1, lhippuricurie était diminuée. On peut en déduire que les perturbations du test de Quick dans l’hyperthyroïdie sont bien dües à un facteur hépatique.

CaROLI et ses collaborateurs ont pratiqué simultanément galactosurie et hippuricurie chez 10 hyperthyroïdiens [43]. Ils ont obtenu: galactosurie massive dans 2 cas où l’hippuricurie était sensiblement normale; galactosurie pas très élevée, hippuricurie inférieure à 40 %, dans 2 autres cas concordance plus ou moins parfaite dans les 6 cas restants. Se basant sur les travaux d’'ALTHAUSEN, ils pensent qu’une accélération de l'absorption intestinale explique peut-être

le premier groupe de résultats. Mais il faut remarquer que les discordances entre les deux tests ont été parfois observées également dans les hépatites graves et dans quelques ictères par rétention.

Un test voisin du précédent est la mesure de l’excrétion de benzoyl glycuronate, après ingestion d’acide benzoïque. SNAPPER et SALTZMANN ont trouvé des résultats très constants: négatifs dans les affections extra-hépatiques et les ictères mécaniques; positifs dans les hépatites et les cirrhoses. Dans 9 cas d’hyperthyroïdie, sur 15 cas, le test était positif.

LICHTMANN [154] utilise un test peu connu également : l'oxydation du cincophène. Il trouve, sur 20 basedowiens sans complications cliniques décelables, 16 sujets présentant une insuffisance hépatique modérée. Il n’y avait, dans aucun de ces cas, de galactosurie anormale.

N. FIESSINGER avait proposé un nouveau procédé d'exploration du foie, l'épreuve de la procaïnestérase sanguine. HAZARD a repris son étude [ 115, 117, 118]. Ce procédé repose sur la vitesse d’hydrolyse de la procaine par le sérum humain. La procaïne est lentement hydrolysée dans les cas d'insuffisance hépatique. Chez 10 hyperthyroïdiens, au contraire, HAZARD a trouvé une hydrolyse extrêmement rapide [114, 116]. D’après lui, Kosrer et Kisx [135] auraient des résultats semblables. Nous n’avons malheureusement pas pu prendre connaissance des travaux de ces auteurs anglo-saxons. Il faut noter que dans les affections hépatiques, les discordances entre ce nouveau test et les tests classiques sont fréquentes. Pour cette

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raison, il nous semblerait bien prématuré de nier l'insuffisance hépatique des basedowiens sur ces résultats.

Nous n'avons pas trouvé d'étude détaillée sur la détermination quantitative des protéines sanguines dans l’hyperthyroïdie. On en a fait une étude indirecte par les méthodes qu'il est convenu d'appeler sérologiques. Des anomalies nettes ont été observées (GoopviN) [97], REAGINS, cité par BovcE) [37|. Nous ne détaillerons pas les résultats; ils plaident en faveur d’un pourcentage élevé d'atteinte hépatique, chez les hyperthyroïdiens.

L’exploration du métabolisme glucidique a été souvent pratiquée. À propos des tests précédents, nous avons eu l’occasion de mentionner les résultats de quelques épreuves de galactosurie. Elles étaient couplées avec d’autres examens biologiques. Malheureusement, l'élimination urinaire n’a presque jamais été recherchée chez les malades soumis à la galactosémie. Seul STENSTAM l’a fait, mais il n’a pu examiner qu’un petit groupe de malades et les concentrations urinaires fractionnées ne sont pas mentionnées. La valeur de ces résultats s’en trouve amoindrie. Il ne nous est pas possible, à l’aide de la seule galactosurie, de séparer ce qui revient à la part hépatique du rôle joué par l'accélération de la phosphorylation.

Nous ne rapporterons pas les dosages sanguins après ingestion de sucre. En effet, si l’on admet que l’hyperthyroïdie modifie l'absorption intestinale des sucres, il faut, pour juger du facteur hépatique de

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