‹ La Galactosémie Provoquée: Test d'Hyperthyroïdie, Étude CritiqueChapitre 31 sur 55 · AO · texte numérisé non relu

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préférence, tenir compte des épreuves après injection intra-veineuse. Lorsque la voie orale a été employée concurremment à l'injection veineuse, la comparaïison des résultats devrait théoriquement être précieuse.

Nous avons vu, en discutant le rôle de la traversée intestinale, que l'association des épreuves par voie veineuse et per os donnait des résultats discordants. Les uns (ALTHAUSEN, BARNES et KING, BRIGNO- GNE) trouvent une galactosémie I. V. strictement normale; les autres (SCHNEEBERG, STENSTAM) trouvent des résultats pathologiques. Ces discordances, parfois importantes, ne s'expliquent qu'imparfaitement par la variété des techniques. Enfin certains auteurs ne donnent pas d'indication sur la méthode employée. Une étude critique est donc pratiquement impossible.

Un dernier point est important, c'est la valeur de la galactosémie provoquée par injection intra-veineuse comme test d'insuffisance hépatique. ALTHAU- SEN l’a pratiquée chez de nombreux malades [9]: dans les ictères par rétention, il trouve, sur un total de 1 54 sujets, des résultats normaux dans 82 % des cas. Dans les atteintes parenchymateuses, au contraire, la galactosémie est augmentée dans 75 % des cas. Chez les mêmes sujets, il a pratiqué des dosages de prothrombine, avant et après l'injection de vitamine K. L’élévation du taux de prothrombine était presque constante dans le premier groupe (91 %) et dans le deuxième groupe elle était exceptionnelle (4 %). Enfin, dans un petit groupe d’hépatite toxique d’ori-

gine médicamenteuse, les résultats de l'épreuve sucrée étaient inconstants.

I] semble logique de déduire de ces faits que la galactosémie intra-veineuse ne reflète pas d’une façon absolument fidèle les lésions hépatiques.

D'autre part, si l’on considère les résultats obtenus par STENSTAM [231] dans des cirrhoses et des hépatites après injection intra-veineuse et après ingestion, on est frappé par certaines discordances. À une galactosémie élevée, après injection, ne correspond pas toujours un taux important après ingestion. Inversement, l'ingestion donne parfois un taux plus élevé que l’injection. STENSTAM a remarqué que cette dernière anomalie était volontiers observée, soit à la période de convalescence d’une hépatite ictérique, soit au cours d’un ictère bénin guérissant rapidement.

Ici encore les résultats de la galactosurie ne permettent pas d'éclairer le mécanisme de ces anomalies. Avec des taux sanguins comparables, on peut en effet observer une élimination urinaire importante ou au contraire très faible. Il semble qu’une autre explication soit de mise. Les troubles hépatiques perturbent l’absorption intestinale, c’est là un fait connu. ALTHAUSEN a prouvé expérimentalement que les lésions du foie diminuaient la résorption des glucides. Quoi qu’il néglige ce fait dans ses travaux ultérieurs, il nous paraît essentiel de souligner l’intrication des deux facteurs.

En résumé, la comparaison entre Îles deux voies d'introduction du galactose ne donne pas les précieux renseignements qu'on pouvait en attendre à priori.

HS —

Les résultats sont infidèles dans les hépatites. Les anomalies des deux tests associés ne nous permettront donc pas de juger, d’une façon précise la part hépatique dans les anomalies de l’épreuve per os chez Îles hyperthyroïdiens.

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