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TOTJITS.
Au mois de septembre , on rencontre ces oiseaux en famille s, et à la fin d’octobre, en bandes nombreuses qui se rendent dans le sud et qui voyagent de compagnie avec d’autres petits granivores. Ils se plaisent pendant la saison, époque où chaque paire est isolée, dans l'épaisseur des taillis et sur la lisière des grands bois. Le mâle se tient souvent, au printemps, sur les arbres de moyenne hauteur, pour y déployer toute l’étendue de son gosier. Quoique son ramage ne soit composé que d’une phrase courte, il est si agréable qu’on regrette qu’il se taise pour le restant de l’année, dès qu’il a des petits; alors il ne fait plus entendre que le cri dont on a tiré son nom.
La femelle cache son nid à terre, dans l'herbe, parmi les feuilles tombées et quelquefois au pied d’un buisson de ronces. Ce nid est spacieux, épais, composé de feuilles et d’écorce de vigne à l’extérieur, de petites tiges d’herbe sèche à l’intérieur et à moitié couvert de gramen. La ponte est de quatre à six œufs couleur de chair pâle, avec des taches rousses, plus nombreuses vers le gros bout.
Le mâle a la tête, la gorge, le cou, le dos, le croupion, les pennes alaires et caudales d’un noir lustré; la poitrine et le ventre blancs; les flancs d’un jaune rembruni ; cette teinte s’éclaircit sur les parties postérieures et est coupée sur les jambes par un anneau noir; les six pennes les plus extérieures de la queue sont blanches depuis le milieu jusqu’à leur pointe; une marque de la même couleur se fait remarquer sur les cinq premières rémiges; les pieds sont bruns; les paupières et l’iris rouges; le bec est noir. Longueur totale, 6 pouces 8 lignes.
La femelle diffère du mâle par son bec brun, par la tète, le cou, le dessus du corps d’un olivâtre rembruni; cette teinte est plus claire sur la dernière partie ; les flancs et les couvertures inférieures des ailes sont d’un jaunâtre sale; les rémiges et les rectrices pareilles à la tête; mais d’une nuance plus foncée. Les jeunes lui ressemblent avant leur première mue, et les mâles prennent à leur départ pour le sud, les couleurs distinctives de leur sexe. Ces oiseaux étant couverts de plumes soyeuses et longues , paraissent plus gros qu’ils ne le sont réellement.
PYRANGAS.
8ème division. PYRANGA, Pjranga.
Bec robuste, un peu dilaté à sa base, convexe en dessus et en dessous, mandibule supérieure couvrant les bords de l’inférieure, entaillée vers le bout, fléchie à sa pointe, munie sur chaque bord vers le milieu d’une fausse dent obtuse. PL A, n° g.
Narines arrondies, ouvertes, très-petites, en partie cachées sous les plumes du capistrum.
Langue cartilagineuse, bifide à son extrémité.
Tarses nus, annelés.
Doigt intermédiaire soudé à la base avec l’externe, totalement séparé de l’interne.
Ailes moyennes ; deuxième troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Les pyrangas ont été confondus avec les tangaras par tous les ornithologistes, à l’exception cependant de M. Desmarets qui, dans son bel ouvrage sur ces oiseaux, en fait une section particulière, et les désigne par le nom de tangaras colluriens , d’après quelques rapports dans leur bec avec celui des pies-grièches. Les huit espèces que l’on a classées dans cette division, appartiennent à l’Amérique, et deux, savoir : les tanagra mississipensis et canadensis , se trouvent, pendant toute la belle saison, dans les États-Unis. Ce sont les seules dont on connaisse les mœurs, les habitudes et tout leur genre de vie. Elles se nourrissent d’insectes qu’elles saisissent au vol ou sur les arbres, de baies, de fruits tendres et de diverses semences qu’elles avalent entières. Plusieurs sont parées de couleurs brillantes , mais la nature leur a refusé un chant remarquable. Ces oiseaux ne se réunissent point en troupes, se tiennent toujours seuls ou par paires, fréquentent les vergers, mais ils habitent de préférence dans l’intérieur des bois. Us nichent sur les arbres de moyenne hauteur, et leur ponte est de quatre ou cinq œufs.
TACHYPHONES.
LE PYRANGA BLEU ET JAUNE, Pyranga
cyanicterus.