‹ La galerie des oiseaux (volume 2)Chapitre 232 sur 251 · GATÆJUE DES OISEAUX. IP P ARTIE · texte numérisé non relu

GATÆJUE DES OISEAUX. IP P ARTIE

PIGEONS

B Bec assez robuste , élargi à sa base , renflé et crochu à sa pointe , pi. Q, n° 2; tarses courts; ailes longues.

LE PIGEON WAALIA, .Columba waalia.

PI. CXCY.

Olivaceo-viridis ; ah domine flavo; macula alarum purpured ; femoribus cdbis , fuscp maculatis.

Columba abyssinica, Lalh. , Index , n" 72.

Waalia Pigeon, idem. Synopsis, deuxième Suppl. , pag. 269, n° 6.

Le Colombar, Lev aillant , Ois. d’ Afrique , pi. 276, 277.

Le Pigeon Waalia, deuxième édit, du Nouv.Dict. d’ Histoire natur., iom. pag. 3c)3.

Cette espèce qu’on trouve clans toute l’Afrique , depuis l’Abyssinie jusqu’au cap de Bonne-Espérance , a été décrite par le chevalier Bruce , sous le nom que nous lui avons conservé. Au rapport de cet illustre voyageur, ces Pigeons se plaisent dans les lieux bas, se perchent sur les arbres les plus élevés, particulièrement en Abyssinie sur une espèce de hêtre, où on les voit très-souvent, et où ils restent en repos pendant la chaleur du jour. Ils ont, dit-il, le vol très-élevé; ils se réunissent en bandes nombreuses , et se retirent pendant la saison pluvieuse au sud et sud-est de Jvolla. Selon M. Levaillant , qui les a observés au cap de Bonne-Espérance, ils nichent dans un trou d’arbre, et leur ponte est de quatre œufs.

Le mâle a le dessus du corps, de la tête et du cou d’un vert olive, plus foncé et moins vif sur les deux dernières parties; le' haut de l’aile d’un beau rouge ; les rémiges liserées de blanc à l’extérieur ; la queue d’un bleu pâle et sale; les couvertures inférieures et les cuisses tachetées de brun et de blanc; le ventre d’un jaune vif; le bec d’un blanc bleuâtre; l’iris d’un orangé foncé ; les tarses jaunâtres. Longueur totale, 10 à 1 1 pouces.

La femelle est un peu plus petite que le mâle, et en diffère par son ventre, qui est, de même que toutes les autres parties du corps, d’un vert olivâtre uniforme.

PIGEONS

C. Bec mince , flexible , très-peu renflé vers le bout ; tarses un peu allongés ; ailes courtes et arrondies.

LE PIGEON COCOTZIN, Columba passerina.

PI. CXCYI.

Fronte , collo anteriore pectoreque vinaceis ; capite purpurascenle ; dorso fusco-cinereo , tectricibus alarurn griseis , punctis 5 chalybeis :

La petite Tourterelle d’Amérique, Briss. , Ornith., tom. i, pag. ii3, n° iq, pl. 9.

La petite Tourterelle de Saint-Domingue , Bujff. , Histoire nat. des Ois. , pl. enl. , n° 243 , fig. 2 , sous le nom de petite Tourterelle de la Martinique.

Columba passerina, Linn. , Gm. , Syst. nat., édit. 1 3 , n° 34-

Idem, Lath., Index, n° 67. »

Ground dove , Catesby, car. 1 , pl. 26.

Ground Pigeon, Lath. , Synops. , tom. 2 , pag. 65g, n° 5g.

Cette espèce est connue dans l’Amérique septentrionale sous plusieurs noms; les Mexicains l’appellent Cocotzin ; les habitans de la Caroline: Ground Dove (Pigeon de terre); les Espagnols, Palomito; elle porte à Saint-Domingue celui d 'Ortolan, parce qu’elle prend de même que cet oiseau beaucoup de graisse , et qu’alors sa chair est d’un goût délicat et très-exquis; enfin, les aborigènes de cette île la signalaient par la dénomination de Tlapalcocolli , que l’on a transportée à une autre race qui se trouve à la Guyane.

Les Cocotzins sont répandus dans le Mexique, dans toutes les grandes îles Antilles, et pénètrent dans les États-Unis jusqu’à la Caroline du sud, où ils ne passent que la belle saison; on les rencontre encore dans la Géorgie et les Florides; mais on ne les voit point à la Louisiane. Ils se tiennent constamment à terre, et, quand on les inquiète, ils s’élèvent en l’air, et ne volent qu’à une petite distance. Us courent aussi vite que notre

PIGEONS

Perdrix grise, et en ont toute la démarche; leur roucoulement, qu’on 11’entend que de près, est doux, faible et languissant; le mâle et la femelle ont beaucoup d’affection l’un pour l’autre et se quittent rarement ; aussi voluptueux que leurs congénères, mais moins prodigues de caresses, ils se communiquent leurs feux, et satisfont leurs désirs avec autant de plaisir et de sensibilité. Ils placent leur nid indifféremment au pied d’un buisson touffu, d’une haie très-fourrée, ou sur les branches basses d’un arbrisseau; de la mousse et des bûchettes sont les matériaux dont ils le composent. La ponte est de deux œufs blanchâtres, et plusieurs ont lieu dans la même année sous la zone torride.

Les Cocotzins sont moins sauvages dans l’état de liberté que notre Tourterelle : je les ai vus souvent à Saint-Domingue dans les habitations ne pas s’effaroucher du bruit et se laisser approcher d’assez près. Ils préfèrent les plaines aux mornes, habitent les Savannes, se promènent dans les chemins, et recherchent la fraîcheur des bosquets. Ils se nourrissent de diverses baies, particulièrement de celles du xanthoxillum Relava Herculis) , de riz, de millet, de graines d’indigo et d’une espèce de pariétaire, mais le millet est pour eux un mets de préférence; c’est pourquoi ils dévastent en peu de temps les champs , s’il se trouve en maturité à l’époque où ils se réunissent en bandes nombreuses.

Le mâle a le front d’une teinte vineuse pâle; les côtés de la tête et le haut de la gorge d’un gris blanc , glacé d’un bleu très-clair ; le devant du cou et la poitrine du même gris et d’un brun vineux ; le sommet et le derrière de la tête d’un bleu pâle, mélangé de pourpre; le dos d’un brun cendré ; les plumes scapulaires d’un pourpre pâle ; les couvertures supérieures des ailes grises et enrichies de taches isolées d’un bleu brillant, à reflets pourprés; les pennes secondaires pareilles au dos ; les primaires noirâtres et frangées de brun rougeâtre; le ventre d’un bleu vineux pâle ; les plumes du bas-ventre d’un cendré foncé et bordées de blanc ; les deux pennes intermédiaires de la queue du même cendré; les autres noirâtres ; le bec d’un jaune orangé à sa base et noir à sa pointe ; l’iris orangé; les paupières et les pieds rouges. Longueur totale, 6 pouces

environ.

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