ANIS
Piririgi'ia, de azara, apuntamientos para la, hisi. nat. de los paxaros del Paraguay y Rio de la P lata, tome 1 ,page 34o, n° 262.
Nous devons à M. de Azara la partie historique de cet oiseau, qui jusqu’alors était peu connue. Ce savant naturaliste, à qui l’on est redevable d’une histoire très-intéressante des oiseaux de l’Amérique méridionale , le décrit sous le nom de piririgua , et le l’éunit aux anis d’après ses mœurs et et ses habitudes. On l’appelle encore au Paraguay piririta; ces deux dénominations expriment son cri le plus ordinaire, qu’il répète soit en volant, soit en repos; il prononce aussi quelquefois piriri, comme s’il riait, et d’autre fois guoagua, du ton de quelqu’un qui pleure. Cet oiseau n’est point farouche. Il cherche sa nourriture de côté et d’autre dans les plantations, les enclos, les bosquets, autour des bœufs, dans les pâturages, mais il 11e se pose jamais sur ces animaux. Il se nourit de grillons, de sauterelles et de petits lézards.
Le peririgua et l’ani des savannes sont deux espèces si amies, que leurs troupes se mêlent fréquemment, et qu’elles travaillent souvent ensemble à la construction d’un grand nid, dans lequel toutes les femelles déposent leurs œufs, les couvent, nourrissent et élèvent les petits, comme s’ils étaient de la la même espèce. Cependant :1 arrive plus ordinairement que chaque troupe fait un nid particulier et assez spacieux pour contenir les œufs de toutes les femelles de la bande. Elle le place sur des buissons hauts et épais, le compose de rameaux à l’extérieur, garnit le dedans de feuilles sèches, et lui donne une forme assez aplatie. Les œufs sont exactement en ellipse allongée, aussi gros à un bout qu’à l’autre, d’un vert bleuâtre, avec des veines blanches qui s’effacent par un léger frottement, et mettent totalement à découvert la belle couleur du fond. Le guira-cantara montre un tel courage à l’époque de ses couvées, qu’il attaque avec acharnement, et met en fuite, les caracaras ou tout autre oiseau, s’il passe près de son nid.
Les plumes de l’occiput sont longues de quinze lignes, et forment une huppe qui n’est jamais totalement couchée, et que cet oiseau relève un peu, surtout lorsqu’il est en colère. Ces plumes ont leur tige noirâtre et leurs bords dorés; les côtés de la tête sont d’un blanc jaunâtre; l’occiput est noir et blanchâtre, les plumes de la partie postérieure du cou et du haut du dos