‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 103 sur 236 · PI. CX · texte numérisé non relu

PI. CX

Suprà fusco, rufescente et nigricante varia; subtus flava; fascit pee- Lorali nigrä, curvd; rectricibus lateralibus albis.

Large lark, Catesby, Carol. 1, pl. 33.

L’étourneau de la Louisiane, Briss., Ornith., tom. 3, pag. 191.

Le stourne ou l’étourneau de la Louisiane, Buffon, Hist. nat. des Oùs.,

tom. 3, pag. 192, pl. enl. n° 256.

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STOURNELLES. 135

Le fer-à-cheval ou le merle à collier, idem, tom. 3, pag. 37.

Sturnus ludovicianus, Lénn., Gm., Syst., nat., édit. 13, n° 3. Idem, Lath., index, n° 3.

Alauda magna, Linn., Gm., n° 11.

Louisiane stare, Lath., Synopsis, tom. 2, pag. 6, n° 3.

Cette espèce habite, comme je l’ai dit ci-dessus, les prairies et les marais des États-Unis, et des individus portent leurs courses jusque dans la Guyane. Elle ne se perche sur les arbres que lorsqu'elle est pourchassée, y reste peu de temps, et n’y passe jamais la nuit. Elle est sédentaire dans une grande partie de l'Amérique septentrionale ; néanmoins un grand nombre en émigre aux approches des frimats. On y voit une plus grande quantité d'individus en automne qu’en toute autre saison, parce qu’alors ceux qui nichent à la Nouvelle-Écosse, au Canada , et dans des régions encore plus boréales, quittent leur pays natal et séjournent alors au centre des États-Unis.

Ces oiseaux courent avec vitesse, ont le vol vif, planent et filent comme la perdrix grise ; et s'ils sont poursuivis, ils vont, dès qu’ils sont posés à terre, se blottir au pied d’un buisson ou dans une touffe d'herbes, et toujours du côté opposé à l’objet qui les effraie. Ils remuent la queue de haut en bas quand ils sont sans inquiétude, et horizontalement si on les surprend. Ce dernier mouvement est un indice certain qu'ils sont prêts à s’envoler. Ils restent par familles pendant l'hiver, et s’isolent par paires au printemps; chaque couple s’approprie alors un canton où il ne souffre aucun être de son espèce.

Le mâle est très-attaché à sa femelle, et tous les deux montrent une grande affection pour leur progéniture. On le voit souvent, pendant l’incubation, posé sur les clôtures des champs, où il réjouit sa compagne par un ramage assez agréable, mais dont la phrase est courte : l’un et l’autre font entendre un sifflement aigu quand on leur porte ombrage. Ils construisent leur nid à terre, au milieu d’une plante touffue et avec des herbes sèches. Une seule ponte annuelle de cinq à six œufs blancs, parsemés de taches et de quelques grandes mouchetures d’un brun rougeâtre, surtout sur le gros bout, est le résultat de leurs amours. Les petits ne se séparent de leur père et mère qu’au printemps. Les vers, les insectes, diverses semences, et principa-

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lement les graines de l’ornithogale, à fleurs jaunes, composent leur nourriture.

Le mâle a trois bandes longitudinales sur le sommet de la tête, lesquelles naissent à l’origine de la mandibule supérieure; celle du milieu est rousse et s’élargit sur l’occiput; les deux autres sont d’un brun noirâtre; une tache d’un jaune foncé se fait remarquer sur chaque côté près du bec, et un trait noir en arrière de cette partie. Les joues et les tempes sont grises ; le dessus du cou et du corps est varié de gris, de brun, de noir et de roux: la première couleur occupe le bord des plumes; les troïs autres sont sur leur milieu ; les deux dernières dominent seules sur le croupion; les petites et les moyennes couvertures alairés ont une bordure grise : cette teinte prend un ton ardoisé sur la partie antérieure de Paile; ses grandes couvertures sont rousses ét tachetées de noir; les rémiges brunes en dedans, grises dans le milieu et rousses à l’extérieur ; les quatre premières pennes de la queue sont blanches avec une petite tache noire vers leur extrémité ; celle qui les suit de chaque côté est rayée de brun en dedans, et les autres portent des taches noirâtres sur un fond brun; toutes sont pointues et un peu étagées. La gorge est blanche à son origine, et ensuite du jaune vif qui règne sur les parties postérieures. Une marque d’un beau noir se dessme en forme de fer-à- cheval sur le bas du cou, et sé termine en pointe sur la poitrine; les flancs sont parsemés de taches noires, les couvertures inférieures de la queue rousses; les pieds jaunâtres; le bec est brun en dessus et couleur de corne en dessous. Longueur totale, 9 pouces 4 lignes. Telle est la robe du mäle pendant l'été, mais après la mue et pendant l'hiver, il porte celle indiquée par Buffon pour son étourneau de la Louisiane. À cette époque, le fer-ä-cheval est varié de gris, et le jaune des parties inférieures présente un mélange de grisâtre et une nuancé moins vive.

La femelle diffère du mâle par des couleurs moims pures et par la plaque noire qui a moins d’étendue. Le jeune est brun où les adultes sont noirs; le jaune du dessous du corps est peu apparent et on n’aperçoit qu'un trèspetit vestige du fer-à-cheval.

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