‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 4 sur 236 · GALERIE · texte numérisé non relu

GALERIE

orpre 1%. ACCIPITRES, Æccipitres, Linnée.

Pieds courts ou médiocres, robustes et musculeux.

Jambes charnues entièrement couvertes de plumes jusqu’au talon (vulgairement genou. )

Tarses nus et réticules ou emplumés en tout ou partie.

Doigts, au nombre de quatre, trois devant, fendus, très flexibles , verrucueux sous les jointures , totalement séparés où l'intermédiaire et l'extérieur réunis à leur base par une membrane; un derrière articulé au bas du tarse sur le même plan que les antérieurs, embrassant le juchoir avec son ongle, et portant à terre sur toute sa longueur.

Ongles mobiles, plus ou-moins retractiles, épais à la base, comprimés latéralement, crochus, aigus ou un peu obtus; l'intermédiaire presque toujours avec une trachée saillante et comme pectinée sur le côté, planche AA, n° 1.

Bec robuste, couvert à sa base d’une membrane , crochu à sa pointe.

Rectrices, quatorze au plus, douze au moins.

Tous les oiseaux de cet ordre sont carnivores; les uns préfèrent les charognes, les autres la chair palpitante ; quelques uns vivent principalement de poissons; les petits de preste tous naissent clair-voyant, prennent eux-mêmes la nourriture et ne quittent le nid qu’en état de voler.

GALERJE DES OISEAUX. jé

ae FAMILLE. VAUTOURINS, Z’ulturinr, Illiger.

Tarses nus, plus courts que le doigt intermédiaire.

Doigts extérieurs réunis à leur base par une membrane.

Ongles peu pointus.

Bec couvert ou entouré à sa base par une membrane simple ou caronculée, crochu à sa pointe.

Narines nues, quelquefois couvertes de soies rares.

Tête ou Gorge imparfaitement emplumée.

Yeux à fleur de tête, dirigés de côté.

Jabot saillant, nu , quelquefois laineux.

Ailes longues.

Queue composée de douze ou quatorze rectrices.

1e pivision. VAUTOUR, Z’ultur, Linnée.

Bec droit et couvert à sa base d’une cire glabre, robuste, gros, comprimé latéralement, convexe en dessus , à bords droits, crochu à l'extrémité de la mandibule supérieure; linférieure plus courte que celle-ci et obtuse à sa pointe. pl. A, n° r.

Narines lunulées ou arrondies, transversales.

Langue canaliculée , à bords lisses ou garnies d’aiguillons, échancrée à son extrémité.

Bouche très grande et fendue presque jusque sous les yeux.

Tête et Cou en partie dénués défiplumes.

Jabot saillant, garni de duvet à l'extérieur.

Tarses nus et réticulés.

Doigt intermédiaire alongé, uni à sa base avec l'extérieur par une membrane épaisse, et totalement séparé de l’interne; celui-ci et le pouce à-peu-près égaux et plus courts que l’externe.

Ongles peu retractiles, courbés, épais à leur racine, comprimés par les.

VAUTOURS. 3 côtés, peu aigus; l’intérieur et le postérieur beaucoup plus grands que celui du milieu; planche A A, n° 2.

Première rémige plus courte que la sixième; les troisième et quatrième les plus longues de toutes.

Rectrices, douze ou quatorze.

Cette division est composée de cinq espèces bien distinctes, dont deux se trouvent en Europe; celle de cet article et le vautour griffon. Espèces étrangères. Les Vautours Oricou, Grand, des Indes, et Changoun.

Les Vautours ont le port incliné, à demi horizontal, position qui indique la bassesse de leur naturel; s'ils sont à terre, où ils se tiennent communément, leurs ailes sont ordinairement pendantes, et leur queue traînante; leur vol est pesant, et ils ont beaucoup de peine à prendre leur plein essor; enfin ce sont les seuls oiseaux de proie qui volent et vivent en troupes. Les Vautours sont lâches, infects, dégoüûtants , bassement gourmands, voraces et cruels; ils ne combattent guères les animaux vivants que quand ils ne peuvent s’assouvir sur les morts; encore se mettent-ils en nombre, et plusieurs contre un, ils s’acharnent sur les cadavres au point de les déchiqueter jusqu'aux os. La corruption, l’infection les attirent au lieu de les repousser. Dans les oiseaux comparés aux mammifères, les Vautours semblent réunir la force et la cruauté du tigre avec la lâcheté et la gourmandise du chacal.

On rencontre plus de Vautours dans les régions méridionales que dans les contrées septentrionales ; cependant ils ne paroissent pas redouter le froid et chercher la chaleur de préférence, puisqu'ils vivent dans nos pays et en plus grande quantité sur les plus hautes montagnes, et ne descendent dans la plaine que rarement; néanmoins en Égypte, où ils sont très nombreux, on les voit plus souvent dans la plaine que sur les lieux élevés; ils s’approchent des lieux habités, se répandent , dès le point du jour, dans les villes et les villages, et rendent des services essentiels aux habitants en se gorgeant de toutes les immondices qui sont dans les rues.

Dans nos climats, les Vautours habitent, durant la belle saison, nos montagnes les plus hautes, les plus désertes, les A'pes et les Pyrénées : c’est là qu'ils construisent leur nid dans les rochers escarpés et dans des

lieux inaccessibles. Par une suite de leur conformation, ils ne portent pas dans leurs serres la nourriture destinée à leurs petits; mais ils en remplissent leur jabot et la leur dégorgent dans le bec. Ils quittent en hiver nos contrées et vont le passer sous un climat plus doux.

LE VAUTOUR NOIR. Y’ultur Niger,

Linnée Gmelin.

Capitis plumulis et corpore nigris; supercilliorum plumilis albo-griseis ( Senior ).

Capitis plumilis fuscis rufoque mixtis ; corpore nigrescente - fusco (adultus. )

Capitis plumilis cinereis et fuscis; regione oculari alba ; collari cinereo ; corpore obscure fusco, subtus dilutiore; alarum tectricibus superioribus albo apice marginatis ( juvenis.)

Capite et corpore fuscis et sordide cinereo varis (junior) Hana levigatä; naribus rotundis; rectricibus 12.

Vautour Noir, Brisson , Ornithologie, tome 1, page 457, n° 4.

Vultur Niger, Gmelin, Systema nature , édit. 13,

° 9. Latham, index, n° 11.

Black Vulture, Lath. Synopsis, tome 1, page 16, RUE ERA

Ægypius Niger, Savigny, Oiseau d'Égypte et de Syrie.

Arrian, Picot de La Peyrouse, Encyclopédie méthodique. Sonnini, édition de Buffon, tome 38, page 138. Adulte.

Grauer geier, Vultur cinereus. Wolf et Meyer. Taschenbusch derdeutschen Vogelkunde, page 4, n°1.

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Grand Vautour, Buffon, Hist. nat. des Oiseaux, format in-4°, tome 1, page 158 (x).

Vautour d'Arabie, Brisson, Appendix, page 29.

Vautour idem, tome 1, page 453 , n° 1.

Vultur Monachus, Linn., Gm. Syst. nat., n° 4. Latham , Index, n° 9.

Vultur cinereus, Linn., Gm.,n° 6. Lath. Index , n° 2

Arabian. Vulture, Lath. Synopsis, tome 1, page 8.

Jeune d’un an ou deux.

Cinereous Vulture, idem, page 14.

Le plumage de ce Vautour, qu'on trouve en Europe sur les Alpes et les Pyrénées, et qu'on rencontre aussi en Afrique, depuis l'Égypte jusqu'au cap de Bonne Espérance, étant sujet à changer depuis le jeune âge jusqu’à l’âge avancé, a donné lieu à des doubles et triples emplois, comme on le voit dans la synonymie. Il en est de même pour le Fautour griffon et le Neophron percnoptére que nous possédons en France.

Brisson et les auteurs qui ont donné au Vautour Noir des pieds vêtus jusqu'aux doigts se sont trompés, car :l a les tarses nus; cette erreur ne proviendroit-elle pas de ce que les longues plumes des jambes descendent quelquefois assez bas pour couvrir le tarse en entier, ainsi que l’a fort bien remarqué Edwards dans la description de son Fautour Noir couronné. Si ce n’est pas ce motif, ils s’en sont donc rapportés à Belon qui a cru que tous les Vautours avoient les jambes garnies de plumes jusqu'au-dessus des doigts (Oiseaux , chap. 2, page 85.) Au reste, il est certain que tous les Vautours d'Europe, à l'exception des Pultur aureus , barbarus et barbatus, qui sont le Gypoëte ou la Phène, qu'on a distraits de genre Vautour , ont la plus grande partie du tarse nue.

Le Vautour Noir a trois pieds et demi de longueur totale, et porte un collier de plumes longues, étroites et hérissées; la peau nue de la tête et du cou est bleue, et garnie de duvet; le bec noirâtre; la cire, les tarses et les doigts sont bleuâtres; les jambes ont des les longues et pendantes sur les côtés, et sont emplumées jusqu’au-dessous du talon;

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(1) La figure de la pl. enl. numéro 425 est défectueuse, en ce qu’on a donné à cet oiseau des pieds totalement emplumés, et des doigts jaunes.

6 NEOPHRONS.

le corps, les ailes et la queue sont noirs; les sourcils d’un gris-blanc. Il a, dans sa première année, un plumage varié de brun et de gris-sale. Le duvet de la tête et du cou , dans sa deuxième année , est gris et brun ; le tour de l'œil, blanc; le collier, cendré; le corps brun, mais plus clair en dessous. Dans la troisième année, le duvet devient totalement brun, et le corps, brun-noirâtre; enfin dans la quatrième, le duvet de la tête et le plumage sont noirs. Un individu sous son plumage parfait est vivant à la Ménagerie du Museum d'Histoire naturelle.

sème pivsion. NEOPHRON, Percnopterus,

S avigny.

Bec droit, long, délié, arrondi en dessus, entouré, à sa base, d’une cire dépassant la moitié du bec; mandibule supérieure à bords droits, crochue vers son extrémité; l'inférieure plus courte, obtuse à sa pointe, pPETA ne:

Narines grandes, lancéolées , longitudinales.

Langue oblongue-linéaire, dépourvue d’aiguillons.

Bouche fendue jusque sous les yeux.

Tête et cou plus où moins dénués de plumes.

Jabot saillant , à peau colorée et très plissée.

Tarses nus, déliés et réticulés.

Doigt intermédiaire long , réuni avec l'extérieur par une membrane, à sa base, l’intérieur et le postérieur à-peu-près égaux, et plus courts que l'extérieur.

Ongles peu rétractiles , courbés, épais à leur base, comprimés par les côtés, presque convexes ; l'extérieur et le postérieur égaux en longueur à celui du milieu, plus gros et plus crochus; l'extérieur le plus court et le plus foible, pl. AA, n° 2.

Première rémige plus courte que la cinquième; la troisième la plus longue de toutes.

Queue étagée, à quatorze rectrices.

Cette division n’est jusqu'à présent composée que d’une seule espèce.

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