‹ La galerie des oiseaux (volume 3)Chapitre 5 sur 236 · PI. IE · texte numérisé non relu

PI. IE

Corpore albo’ (mas. senior) fusco (femina et junior) facie ingluvie que croceis.

Vultur Percnopterus, Linn. Syst. naturæ, édit. 12, n° 7. Gmelin: édit. 13, n° 7.

Vultur Leucocephalus, Gm. n° 10 (1).

Petit Vautour, Buffon, Hist. nat. des Oiseaux , tome 1, pag. 164 , et pl. enl. n° 449 (2).

Ourigourap, Levaillant, Ois. d'Afrique, pl. 14.

Vultur Angolensis , Latham, Index, n° 17. Ash-Co- Adulte et vieux. loured Vulture, Var. A. Latham, Synopsis, tome 1, page 15, n° 0.

Weifsküpfger geier, Vultur Leucoce phalus, Meyer, taschenbusch der deutschen Vægelkunde, page 7, n° 2.

Vultur Fuscus, Linn. Gm., n° 8. Latham, Index, n° 10.

Vautour Brun, Brisson, tome 1, page 131, n° 2. Femelle ou jeune, Vautour de Malte, Buffon, tome 1, page 161,

pl. enl. 427.

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(1) Plumis niveis, remigibus rectricibusque nigris , torque plumarum albo. Telle est la phrase spécifique de Gmelin; doit-elle s'appliquer, comme le dit M. Temminck dans l'introduction de la seconde édition de son Manuel, page 12, au Vautour Griffon ou fauve, et non pas à notre Percnoptère? Quant à nous nous persistons à croire qu’elle indique ce dernier, car le premier n’a dans aucun

âge un plumage couleur de neige (plumis niveis.)

(2) La pl. enlum. de Buffon manque d’exactitude en ce que la queue est carrée à son extrémité, et composée seulement de douze pennes.

8 NEOPHRONS.

Maltese Vulture, Lath. Synopsis, tome 1, p. 15 n° 0.

Vultur Lencocephalus, Lath. Index, n° 4.

Sacre Égypten, Belon, Ois., page 110.

Vautour d'Égypte, Brisson , tome 1 , page 131 , n° 3. Femelleou jeune. Idem. Sonnini, édit. de Buffon , tome 38 , page 131.

L’Alimoche, le Vilain, Picot de La Peyrouse, En-

cyclopédie.

Buffon s’est trompé en disant qu'il faut séparer les f’autours bruns et d'Égypte décrits par Brisson , le second n'étant pas un vautour, mais un oiseau d’un autre genre, auquel Belon a cru devoir donner le nom de Sacre égyptien. Aujourd’hui que ces deux vautours sont mieux connus, nous ne doutons nullement de leur identité, seulement celui d'Éey,te est d’un âge moins avancé que l’autre, et tous les deux appartiennent à l'espèce du petit Vautour (notre Neophrons percnoptère).

Le Pline francois s’est encore mépris, lorsqu'il dit « que son autour de Norwège, ou à téte blanche, paroît être d’une espéce différente des vautours bruns et d'Égypte du méthodiste francois, car il en diffère en ce qu'il a le bas des jambes et les pieds nus; tandis que les deux autres les ont couverts de plumes. » N'est-ce pas une faute typographique ? car Brisson, qu'il nous semble avoir consulté, donne à ces deux oiseaux les pieds nus, tels qu'ils le sont réellement, et qu'ils doivent les avoir, puisque ce sont, comme nous venons de le dire ñ des individus de lPespéce de petit vautour ou de vautour de Norwège; mais non pas du Vautour à téte blanche de Brisson, lequel a les pieds vêtus jusqu'aux doigts, selon Schwenckfeld qui le premier l’a décrit, et que nous croyons cependant s'être trompé.

Comment encore concilier Sonnini avec lui-même, qui, dans son édition de Buffon, à l’article du petit Vaulour , dit dans une note : « Je ne pense pas que cette espèce soit la même que le autour d'Égypte ou le Percnoptère de Linnée et d'Hasselquitz », tandis que dans une autre (article du vautour d'Égypte) il assure que celui-ci a beaucoup de rapports avec le petit vautour ou le vautour de Norwège, et qu'il lui donne pour synonymes le Percnoptère de Linnée. Comme lon

trouve ailleurs des preuves de notre assertion, nous n’aurions pas indiqué

NEOPHRONS. 9

ces erreurs , si elles n’étoient dans un ouvrage que l’on consulte tous les jours.

Cette espèce, que l’on rencontre en France sur les Alpes et les Pyrénées, est connue des Français qui fréquentent l'Égypte, sous la dénomination de Poule de Pharaon; les Turcs l'appellent Ækbohas, c’est-àdire père blanc; les Égyptiens et les Maures, Rachamad, noms que Von a appliqués mal-à-propos à d’autres oiseaux, comme le pélican, la cisogne, le cygne.

Elle cherche sans cesse les charognes les plus puantes; elle exhale elle-même une odeur infecte, et dès qu’elle est morte, elle se putréfie. C’est un crime que de tuer ces Vautours près du Caire, aussi ne sont-ils point farouches en Égypte, on les y voit sur les terrasses des maisons, dans les villes les plus populeuses et les plus bruyantes, n'être point inquiets, et vivre en toute sécurité au milieu des hommes, qui les ménagent et les nourrissent avec soin. Ils fréquentent aussi les déserts, et ils y dévorent les cadavres des hommes et des animaux qui périssent dans ces vastes espaces consacrés à la plus aride stérilité. On trouve aussi ces Vautours en Syrie et dans quelques autres contrées de la Turquie; mais ils y sont moins nombreux qu’en Égypte, parcequ'ils n’y jouissent pas des mêmes prérogatives, et qu’une antique considération n'y accompagne pas leur existence; car ils étoient des oiseaux sacrés chez les anciens Égyptiens.

M. Levaillant, qui a vu cette espèce au cap de Bonne-Espérance, nous apprend que les grands Namaquois l’appellent Ourigourap, qui, dans la langue de ces peuples, signifie Corbeau blanc. Les Hottentots l'appellent Hoa-4oo0p, et les Hollandois White chraai, noms qui ont la même signification de Corbeau blanc.

Elle est rare aux environs du cap de Bonne-Espérance, très commune chez les petits Namaquois, et en bien plus grand nombre sur les bords de la rivière d'Orange et chez les grands Namaquois ; elle y est peu farouche et se laisse aisément approcher. Les sauvages ne lui font aucun mal, parcequ’elle purge leurs enceintes des immondices qui y sont toujours en abondance. Elle niche dans les rochers , et sa ponte est de trois ou quatre œufs.

10 ZOPILOTES.

Ce Percnoptère , sous son plumage parfait, a le sinciput, le tour des yeux et les joues, jusqu'aux oreilles, d’une couleur safranée, plus vive à la base du bec; la gorge, garnie d’un duvet rare et fin, qui laisse apercevoir la peau, jaunûtre, ridée et capable d’une grande extension ; l’occiput et tout le cou sont couverts de plumes longues, effilées et blanches; le corps est généralement de cette couleur; les grandes pennes des ailes sont noires; les moyennes, d’une teinte fauve sur leur côté extérieur, et noirâtres sur l’intérieur; la queue est étagée et d’un blanc un peu roux; le bout du bec et les ongles sont noirâtres; les pieds couleur de chair. Longueur totale deux pieds deux à six pouces.

Le plumage de la femelle est d’un brun-sombre : celui des jeunes est mélangé de gris-blanc-sale ; le bec, couleur de corne, brunâtre vers le bout; les ongles sont noirâtres. On prétend que les vieilles femelles ressemblent au mâle adulte.

L'individu, décrit par Bruce, sous le nom de Rachamad , est sous son plumage parfait. Il en est à-peu-près de même du Vultur Angolensis , du petit Vautour de Buffon, et de l’Ourigourap de Levaillant.

Le Vauitour de Malte, le Vautour Brun de Brisson, le Sacre d'Egypte, le Limoche et le Vilain, de Picot de La Peyrouse , sont des femelles où des jeunes.

3% pivision. ZOPILOTE, Gypagus. Vuliur,

Linnée.

Bec droit et entouré d’une cire dans le premier tiers de sa longueur, convexe en dessus, mandibule supérieure à bords dilatés, crochue vers le bout; l'inférieure plus courte, et arrondie à sa pointe, pl. A, n° 3.

Narines amples, oblongues, caronculées, ou simples, ouvertes , et situées vers l’origine de la cire.

Langue cannaliculée et membraneuse, à bords dentelés.

Feux à fleur de tête, dirigés latéralement.

Tête et cou dénués de plumes.

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ZOPILOTES Et

Jabot saillant.

Tarses nus, réticulés.

Doigt intermédiaire alongé, réuni avec l'extérieur à sa base par une membrane; le postérieur le plus court de tous.

Ongles médiocres, peu pointus, celui du milieu le plus fort et le plus long de tous; les latéraux égaux ; le postérieur court et plus émoussé que les autres.

Première et cinquième rémiges égales; les deuxième , troisième et quatrième graduelles entre elles et les plus longues de toutes.

Queue à douze rectrices.

Cette division renferme trois espéces qui habitent dans le nouveau continent; celle de cet article, le Condor et le Zopilote de la Californie.

Les Zopilotes ne pénètrent pas dans le nord de l'Amérique au-delà des Florides; ils ont un genre de vie analogue à celui des Vautours, dont ils se distinguent en ce qu'ils ont le pouce plus court, ainsi que son ongle qui en outre est moins pointu. Le nom qu’on leur a généralisé est tiré du mot mexicain {zopiloil qui signifie roi des Vautours, et non pas roi des tropilotls , comme le disent quelques auteurs : 40 signifiant Vautour, et pilotl roi, chef, mots que Fernandez et Hermandez rendent en latin par ceux de regina aurarum (reine des auras. )

LE ZOPILOTE, dit le ROI DES VAUTOURS, Gypagus Papa.

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