PI. CCXX VII
Flavicans; colli pennis albidis, nigro striatis longissimis ; remigibus magnis nigris, propè mediurn macul& alb& notatis.
Hubara, Shaw , Voy. pag. 252, pl. opp., fig. 1.
Houbara ou petite Outarde huppée d'Afrique, Buff., Hist. nat. des Ois., tom. 2, pag. 59.
Otis houbara, Linn., Gm., Syst. nat.; édit. 13, n° 6.
Idem, Lath., Index, n° 8.
Buffed bustard,; Lath., Synopsis , tom. 2, pag. 80h, n° 7.
On rencontre cette Outarde en Barbarie sur les confins du désert, ainsi qu'en Numidie dans les mêmes endroits, où elle vit, comme celles d'Europe, d'insectes et de jeunes pousses des plantes : elle n’est pas moins rusée ni moins défiante que celles-ci. Une belle huppe renversée et inclinée en arrière, une fraise non moins belle, formée de longues plumes qui naissent du cou, se relèvent et s’enflent , font de cette Outarde un oiseau très-remarquable. Le dessus du corps est d’une couleur jaunätre, parsemé de petites taches brunes; les longues plumes du cou sont blanchâtres et striées de noir ; les grandes pennes des ailes noires et marquées de blanc près du milieu; le front et les côtés de la tête d’un cendré roux, pointillé de brun; les plumes de la huppe blanches; l’occiput et le haut du cou blanchâtres, variés de brun et de cendré; la poitrine et les parties postérieures d’un blane pur; la queue est jaunâtre, avec trois larges bandes transversales noirâtres. Le bec est de cette couleur, et les pieds sont verdâtres.
OŒDICNÈMES. 83
Cet oiseau, qu'on a vu vivant dans la ménagerie du Jardin des Plantes, est probablement le même que le prétendu Ægami d'Afrique ; dont on voit la figure dans le Voyage de Jacq., pag. 24, n° 18, pl. 9, et qui est décrit dans Gmelin sous le nom de Psophia urdulata. On rencontre aussi cetle espèce en France, mais très-rarement.
3°me ramILze. ÆGIALITES, Ægialites.
Bec long ou médiocre, obtus chez les uns, pointu chez les autres,
quelquefois terminé en forme de coin. me Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure. Doigis au nombre de trois, dirigés en avant, point derrière; deux au moins réunis à leur base par une membrane, ou tous les trois séparés dès
leur base.
1 prvisron. OEDICNÈMES, OEdicnemes.
Bec entouré d’une membrane jusqu’au-delà du milieu, plus long que la tête, droit, fendu jusqu'aux yeux, comprimé depuis les narines , caréné en dessus, renflé vers le bout, un peu obtus. PI. S, n° 2.
Narines de la forme d’un S, longitudinales, ouvertes, situées vers'le milieu du bec. à
Langue un peu charnue, entière.
Tarses épais, renflés par derrière, près du talon, chez l'oiseau vivant, nus, réticulés.
Doigts bordés, courts, calleux en dessous, réunis à leur base par une membrane; pouce nul. PI. EE, nc 2.
Ongle intermédiaire plus grand et plus épais que les autres, à bord interne dilaté, tranchant et creusé en dessous.
Ailes moyennes; première rémige la plus longue de toutes.
Queue à douze rectrices.
Cette division contient trois espèces, dont, deux se trouvent dans l’Australasie, et l’autre en Europe et en Afrique. Ce n’est que de celle-ci dont on connaît le genre de vie. Elle se tient de préférence sur le plateau des
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collines, dans les terrains secs et pierreux , ét sur les dunes sablonneuses. Cette habitude et divers caractères extérieurs, qu’on saisira facilement en les comparant, distinguent très-bien les OEdicnèmes des Pluviers, avec lesquels Linnée, Latham et d’autres naturalistes les ont classés. Ces oiseaux nichent à terre et sont polygames; les petits quittent le nid dès leur naissance. Îls se nourrissent d'insectes, scarabées et grillons, de petits limaçons, de tous les coquillages de terre, même de lézards et de petites
couleuvres.
L'OEDIGNÈME A LONGS PIEDS, Œdicnemus longipes.
PI. CCXXVIIL.
Dorso plumisque auricularibus fuscis albo maculatis ; corpore subiüs albo nigro maculato ; vertice, occipite nucäque cinereis , Jfusco lineatis.
L'’OEdicnème à longs pieds, Geoffroy-Saint-Hilaire , mémoires.
Idem , deuxième édit. du nous. Dict. d’hist. nat., tom. 23, pag. 232.
Cette espèce, qui a été apportée de la Nouvelle-Hollande par les naturalistes qui ont accompagné le capitaine Baudin dans son voyage aux terres australes , a le capistrum, les sourcils, la gorge, le ventre, les parties postérieures, le pli de aile et le milieu de ses premières pennes d’un blanc pur; le devant du cou, la poitrine, le haut du ventre et une pattie des couvertures intermédiaires du dessus de l’aile de la même couleur; mais tachetée de noir le long de la tige de chaque plume; le reste de ces couvertures, les oreilles, les côtés du cou et le dos bruns, avec quelques taches blanches; le sommet de la tête, l’occiput, la nuque et le dessus du cou d'un gris cendré clair, varié de petites lignes rembrunies; le reste des rémiges primaires noir; la queue étagée, ses pennes latérales blanches et noires, ses intermédiaires d’un gris clair, et traversées par des bandelettes irrégulières d’un gris sombre; le bec noir; les pieds brunâtres chez loiseau mort. Longueur totale, 19 à 20 pouces.