BARGES
8°" pivision. BARGE, Limicula.
Bec très-long, épais à sa base, flexible, presque rond, un peu retroussé, presque grêle, obtus et lisse à sa pointe; mandibule supérieure sillonnée latéralement, terminée par un bourrelet interne et plus longue que l'inférieure. PI. T, n° 3. |
Narines linéaires, couvertes d’une membrane, situées dans une rainure.
Langue médiocre, fiiforme, pointue.
T'arses longs, nus , réticulés.
Doigts un peu raboteux en dessous; l'intermédiaire réuni à la base avec l'extérieur par une membrane; linterne totalement libre; le postérieur mince et portant à terre sur le bout.
Ongles falculaires ; l'intermédiaire avec une tranche saillante, creusée en dessous sur son bord intérieur.
Ailes allongées; première rémige la plus longue de toutes.
Queue à douze rectrices.
Des quatre espèces de cette division, deux se trouvent en Europe, et les autres en Amérique et dans lAustralasie. Des ornithologistes en ont décrit un plus grand nombre, parce qu'ils ont isolé spécifiquement des variétés de saison , ces ‘oiseaux portant en été un plumage très-différent de celui d'hiver; et de plus ils ont donné des Chevaliers pour des Barges; telles que les Barges brunes, de Carnbridge, grises, variées. Chez toutes les véritables Barges , le mâle est constamment plus petit que la femelle, ce qui n'a pas lieu chez les Chevaliers ; et c’est la seule différence qui distingue les sexes.
Ces oiseaux se plaisent à l’entour des marécages, des terres fangeuses, sur les grèves limoneuses de la mer; ils aiment la boue et y plongent continuellement leur long bec pour y chercher des vermisseaux et les petites plantes qu’elle contient; et comme ils ne pourraient pas apercevoir leu proie dans la fange épaisse, la nature à donné à leur bec une sensibilité particulière, une faculté de goûter tout ce qu'il saisit. Les Barges ont, pour ainsi dire, la langue au bout de leur bec; des rameaux nerveux