‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 6 sur 134 · PAONS · texte numérisé non relu

PAONS

3°%e prvisron. PAON, Pavo.

Bec nu à sa base, robuste, convexe en dessus, un peu épais; mandibule supérieure voûtée, plus longue que l’inférieure, courbée vers le bout.

Narines garniés d’une membrane gonflée et cartilagineuse, situées près et sur les côtés du capistrum.

Langue charnue, entière.

Joues en partie nues.

Tarses glabres, réticulés et, chez le mâle, armés d’un éperon.

Doigts antérieurs réunis à leur base par une membrane; le postérieur ne portant à terre que sur l’ongle.

Ailes concaves, arrondies; cinquième et sixième rémiges les plus longues de toutes.

Queue composée de dix-huit rectrices, disposées en forme de coin, et susceptibles de se relever avec les longues et nombreuses plumes du croupion qui forment la roue chez le mâle adulte.

On ne connaît que deux espèces dans cette division, lesquelles habitent dans les Indes orientales , le Guzarate, Barroche, Cambaye, la côte du Malabar, le royaume de Siam, l’île de Java , et l’une a été répandue, par la domesticité , dans les autres parties du monde. Elle fut d’abord apportée des Indes dans l’Asie-Mineure, puis à Samos, où elle fut jadis très-multipliée et consacrée à Junon. Il ne reste plus de Paons dans cette ile, non plus que dans les autres îles de l’Archipel. Cet oïseau passa ensuite dans la Grèce; il y était fort rare et d’un grand prix au temps de Périclès : il commença à paraître à Rome vers la décadence de la république. De proche en proche il fut transporté dans nos climats, auxquels il s’est assez accommodé pour y multiplier. Il réussit aussi fort bien en Amérique, où il ne vit, comme parmi nous, qu’en domesticité. Sa constitution robuste lui permet de subsister dans des climats fort opposés. Il est même capable de résister au plus grand froid.

Malgré le peu de longueur de ses ailes et les grandes dimensions de sæ fausse queue, le Paon ne laisse pas de voler assez haut et de faire

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