PI. CCLX VIE
Fronte cœruled; armillis concoloribus ; corpore violaceo. Adultus. Vertice fusco ; corpore suprà fusco mixto , subtùs albo et rigro. Junior.
La petite Poule Sultane, Briss., Ornith., tom. 5, pag. 526, n°2,
pl, 42, fig. 2.
GALLINULES.
Idem, Buff., Hist. nat. des Ois. , tom. 8, pag. 206.
Fulica martinica, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° y.
Gallinula martinica, Lath., Index, n° 0. :
Martinico Gallinule, Lath., Synopsis, tom.3, pag. 255, n° 7, pl. 88.
Les naturels de la Guyane appellent cet oiseau Tavoua-Tavoua ,nom que nous lui avons conservé. On le trouve non-seulement à Cayenne, mais encore à la Martinique et dans l'Amérique septentrionale. Sa plaque du front est rouge , le plumage en général d’un vert brillant, changeant en bleu sur la tête , le cou et le dessous du corps; les couvertures inférieures de la queue sont blanches, les pennes et celles des ailes noirâtres et bordées de vert, le bec est rouge à sa base, ensuite jaune , les pieds sont
de la dernière couleur, et les yeux rouges. Longueur totale, 11 pouces.
Le jeune est en dessus nuancé de brun, entièrement de cette couleur sur la tête, blanc en dessous, avec un mélange noir sur le devant du cou jusqu'à la poitrine et sur le ventre; les pieds sont bruns.
3ème piston. GALLINULE, Gallinula.
Bec plus court que la tête chez la plupart, droit, épais à sa base, convexe en dessus, comprimé latéralement, un peu renflé en dessous vers le bout; mandibule supérieure inclinée à sa pointe et couvrant les bords de l’inférieure. PI. V,n° 6.
INarines oblongues, couvertes d’une membrane gonflée.
Langue comprimée, entière.
HA
Front. chauve.
Tarses allongés, nus, réticulés.
Doigts antérieurs très-longs, aplatis en dessous et bordés d une membrane étroite; postérieur portant à terre sur plusieurs phalanges. PLFF, HONG
Ongles presque arqués, comprimés sur les côtés, un peu pointus.
Ailes concaves, arrondies; première rémige plus courte que la cinquième ; deuxième et troisième les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
172 , GALLINULES.
On ne connaît pas au juste le nombre d'espèces que contient cette division; plusieurs Gallinules où Poules d'eau ont été présentées pour telles, et depuis on a reconnu que ce n’était que des variétés d’âge. J'en ai distrait un certain nombre, parce qu'ils m'ont paru mieux placés avec les Râles , attendu qu’ils n’ont point de plaque nue sur le front , ni les doigts bordés d’une membrane. Ces oiseaux sont répandus en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique. Ils habitent le bord des rivières et des étangs, et fréquentent quelquefois les marais; ils nagent facilement , mais ils n’usent guère de cette faculté que par nécessité, comme pour passer d'une rive à l’autre, ou pour chercher leur nourriture, qui consiste en petits poissons, linsectes et plantes aquatiques. Ils se tiennent pendant la plus grande partie du jour dans les roseaux, se cachent sous les racines et n’en sortent guère que le soir, époque à laquelle on les voit se promener soit à terre, soit sur l'eau; leur manière de nager a cela de particulier, qu'ils frappent sans cesse l’eau de leur queue. Dans les pays froids, les Gallinules quittent en octobre leur résidence d'été, pour passer la mauvaise saison dans des lieux tempérés, où elles recherchent les sources et les eaux vives. Ce sont les seuls voyages qu’elles se permettent, et , dans ce changement de demeure, elles suivent régulièrement la même route, et reviennent toujours faire leur ponte aux mêmes lieux. Elles placent leur nid au bord des eaux, et le construisent d’un grand amas de débris de roseaux et de jones entrelacés. Les petits naissent couverts de duvet, et dès qu'ils sont éclos, ils abandonnent le nid et souvent leur mère; mais elle les cache si bien, qu'il est difficile de les lui enlever. Toujours ils la quittent de bonne heure; car, en peu de temps, ils deviennent assez forts pour se suffire à eux-mêmes.
GALLINULES. 173
LA GALLINULE ARDOISÉE, Gallinula ardosiacea,
PI, CCLXVIIL.
Capite , gulé rigrescentibus ; collo ardosiaceo ; dorso uropygioque olivaceo-viridibus ; remigibus fuscesentibus ; corpore subtüs, ardosiaceo-cinereo.
Quoique nous distinguions cette Gallinule de celle qu’on trouve en Europe, par une épithète différente, nous devons convenir que les dissemblances sont si faibles , qu'on ne peut guère les séparer que comme deux races, dont l’une habite l’Europe et l’autre l’Asie méridionale. L’individu, dont nous publions la figure, a été apporté de l’île de Java par M. Leschenault, à qui le Muséum d'Histoire naturelle doit la connaissance d’un grand nombre d'oiseaux des Indes orieñtales. On ne doit pas s'étonner d'y rencontrer notre Poule d’eau, puisque c’est peut-être l'espèce la plus répandue sur le globe : on la rencontre non-seulement en Europe, mais encore en Afrique, en Asie et en Amérique. La Gallinule de cet article a le bec rouge à la base et jaune vers le bout; la membrane du front de la première couleur ; les pieds verts; la tête, la gorge noirâtres; le devant du cou et le haut du dos d’un noir ardoisé; le bas du dos, le croupion et les couvertures supérieures de la queue d’un vert olive foncé; les tectrices des ailes pareilles au haut du dos; les pennes brunes et noires; toutes les parties inférieures d’un gris ardoisé, à l'exception des couvertures inférieures de la queue qui sont blanches; les pennes noires. Longueur totale, 10 pouces.