‹ La galerie des oiseaux (volume 4)Chapitre 80 sur 134 · FOULQUES · texte numérisé non relu

FOULQUES

14ème FAMILLE. PINNATIPÈDES, Pinnatipedes.

Bec médiocre, entier, incliné à sa pointe.

Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure.

Doigts au nombre de quatre, trois devant, un derrière; antérieurs lobés sur leurs bords; postérieur portant à terre sur le bout, pinné ou lisse.

I DIVISION. FOULQUE, Fulica.

Bec plus court que la tête, épais à sa base, droit, conico-convexe, comprimé latéralement ; mandibule supérieure couvrant les bords de l'inférieure, inclinée vers le bout; celle-ci un peu gibbeuse vers sa pointe.

Narines oblongues, couvertes d’une membrane gonflée.

Langue comprimée, entière.

Front chauve. :

Tarses nus, réticulés.

Doigts antérieurs allongés, bordés d’une membrane découpée; postérieur pinné, portant à terre sur le bout. PI. GG, n° 1.

Ongles courts, falculaires, un peu pointus.

Ailes concaves , arrondies; première et cinquième rémiges égales; deuxième et troisième les plus longues de toutes.

Queue à douze ou quatorze rectrices.

Parmi les quatre espèces de cette division, l’une se trouve en Europe et les autres dans l'Amérique méridionale. Quoique les Foulques n'aient pas les doigts entièrement palmés, elles ne le cèdent à aucun oiseau nageur, et restent même plus constamment sous l’eau que la plupart de ceux-ci. On les voit rarement à terre ; elles y paraissent si dépaysées, que souvent elles se laissent prendre à la main. Si elles y mettent le pied, c’est pour passer d’un étang à l’autre, car elles les préfèrent aux rivières; et si la traversée est un peu longue, elles la font en volant : ordinairement elles ne voyagent que pendant la nuit. On les voit souvent s'élever sur l’eau, y déployer leurs ailes et en raser la surface en courant. Dans le jour, elles ne s'élèvent en

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l'air que pour éviter le chasseur, encore il semble qu'il leur en coûte pour se déterminer ; car elles se cachent et s’enfoncent même dans la vase plutôt que de s’envoler. Comme elles voient très-bien pendant la nuit, c'est dans ce temps que les vieilles sortent et cherchent leur nourriture ; les jeunes Foulques, moins défiantes, paraissent à toutes les heures du jour, et se jouent entre elles, en s’élevant droit vis-à-vis l’une de l’autre, s’élançant hors de l’eau, et y retombent par petits bonds. On les approche plus facilement; elles regardent, fixent le chasseur, et plongent si prestement à l'instant qu’elles aperçoivent le feu que souvent elles échappent au plomb meurtrier.

Ces oiseaux nichent à terre dans les roseaux, les jones, les halliers aquatiques. Leur ponte est nombreuse. Les petits quittent le nid et nagent aussitôt qu'ils sont éclos. Elles vivent d'insectes aquatiques , de petits poissons, de sangsues, de graines, etc.

LA FOULQUE A CRÊTE, Fulica cristata.

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