‹ La galerie des oiseauxChapitre 100 sur 170 · PI. CCLXXIX · texte numérisé non relu

PI. CCLXXIX

- Pallidissimè roseus ; rectricibus duabus intermediis rubris.

Le Paille-en-queue à brins rouges, Buff., Hist. nat, des Ois. ,tom,8, pag. 357, pl. enl., n° 070, sous le nom de Paille-en-queue de PIle de France. \ À

Phaeton phæœnicurus, Linn., Gm., Syst. nat., édit. 13, ne 3.

Idem, Lath., Index , n° 3

Red-Tailled tropic bird, LÉ : Synopsis , tom. 3, pag. 619; 23 pl 105.

On rencontre ce Phaéton dans les mers indiennes et australes, et surtout à l'Ile-de-France, où il niche dans des trous de rocher des petites îles qui sont dans le voisinage. Sa ponte est de deux œufs d’un blanc jaunâtre, marqué de taches rousses. Il porte un plumage blanc, teinté de rouge rosé; l'œil est entouré d’un croissant noir; les scapulaires présentent cette couleur à leur extrémité, amsi que leurs deux longs brins de la queue à leur origine; ils sont rouges dans le reste ; le bec est de cette teinte; lés pieds sont noirs. Longueur totale, 2 pieds 6 pouces.

2% FAMILLE. PLONGEURS, Urinatores.

Bec presque cylindrique, subulé, entier.

Pieds à l'équilibre ou à l’arrière du corps.

Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure.

Quatre doigts ; trois devant, un derrière; les antérieurs garnis d’une membrane entière ou découpée.

200 HÉLIORNES.

1°"€ DIVISION. HELIORNE, Heliornis.

Bec un peu incliné vers le bout, subulé, cylindrique, entier, à bords

tranchans, aigu. PI. X, n° 7.

. Narines longitudinales, couvertes d’une membrane, situées vers le mi-

lieu du bec.

Langue...

Pieds à l'équilibre du corps.

Tarses un peu arrondis, nus, réticulés.

Doiots antérieurs bordés d’une membrane lobée; postérieur lisse, portant à terre sur le bout. PL GG, n° 6.

Ongles comprimés latéralement, arqués , pointus.

Ailes moyennes ; deuxième et troisième rémiges les plus longues de

toutes.

Queue à douze rectrices.

Des deux espèces de cette division , l’une se trouve au Sénégal et l’autre dans l'Amérique méridionale. Ces oiseaux se tiennent sur les rivières et sur les criques , se nourrissent d’insectes aquatiques et de poissons qu’ils saisissent souvent en volant, et si adroitement qu’ils ne manquent jamais leur coup. « La nature, dit lillustre Buffon, trace des traits d'union presque partout où nous voudrions marquer des intervalles et faire des coupures, sans qu’elle quitte brusquement une forme pour passer à une autre ; elle emprunte de toutes deux et compose ur être mi-parti qui réunit les deux extrêmes et remplit jusqu’au moindre vide de l’ensemble d'un tout où rien n’est isolé. » En effet, ces traits se rencontrent dans les deux espèces d'Héliornes ; celle d'Amérique (le Grèbe-Foulque de Buffon) a les doigts et le bec du Grèbe, une queue comme la Foulque, mais plus large, la tête petite et le cou grêle de l’Anhinga. L’Héliorne d’Afrique porte une tête, un cou et une queue d’Anhinga , un bec de Grèbe et des pieds de Foulque, c’est-à-dire que ses doigts antérieurs sont bordés de lobes trèsdistincts, les extérieurs unis seulement à leur base, et que l’interne est totalement libre; mais le pouce n’est pas pinné comme dans la Foulque.

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