‹ La galerie des oiseauxChapitre 118 sur 170 · STERCORAIRES · texte numérisé non relu

STERCORAIRES

couvert à la base de sa partie supérieure d'u rane qui s'étend jus-

qu'aux narines, et leur queue inégale, tan les Mouettes ont le bec uni à sa base-et comprimé latéralement, et les pennes de la queue d'égale longueur. À £ Si on consulte le genre de vie et les mœurs des uns et des autres,on

voit qu'ils sont dissemblables ; en effet, les Mouettes passent pour des oiseaux lâches ; au contraire, les Stercoraires sont courageux, les poursuivent avec acharnement pour leur enlever leur pâture, les forcent de la dégorger, pour s’en emparer aussitôt. Quelques-uns disent, mais mal à propos, qu'ils dévorent leur fiente; de là leur nom de Stercoraire ; on les appelle aussi lestris, prædatrix, parasiticus, noms tirés de leur voracité. On rencontre les Stercoraires sous les latitudes élevées des deux pôles ; mais ils s’en écartent ordinairement xers l’autonîne et pendant l'hiver; c’est alors qu’on en voit quelquefois sur les côtes maritimes de la Picardie, de la Normandie et de la Bretagne. On dit qu’on les trouve plus communément sur celles de l'Angleterre et particulièrement aux Or-. cades et aux Hébrides. Ces oiseaux ont le vol très-vif et balancé comme celui de l’Autour ; le vent le plus fort ne les empêche pas de se diriger assez juste pour saisir en l'air les poissons que regorgent les Mouettes , ni ceux que les pêcheurs leur jettent. Ces tyrans de la mer ont dans le port et l’air de la tête, surtout le Lobbe, quelque chose de l’oïseau de proie; ils marchent le corps droit, vivent isolés les uns des autres, el rarement on en voit plusieurs ensemble. Ils placent leur nid sur les petits tertres qui s'élèvent au-dessus des marais et les construisent d'herbes. Leur ponte

est d’un ou deux œufs.

LE STERCORAIRE POMARIN, $ Éredrare pomarinus.

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