PI. CCLXXX VIII
à Capite corporeque suprà rubescente-fuscis ; subtùs dilate fusco; remigibus basi interno albis, deindè nigrescentibus. Adultus. Capite fusco; loris nigris ; dorso, scapulartis , tectricibus alarum
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superioribus fuscis et rufis ; pectore , ventre fusco-griseis, rufo-varis. Junior. °
Le Stercoraire pomarin, deuxième édit. du nouveau Dict. d'Histoire nat. , tom. 32, pag. 158.
Le Stercoraire rayé, Brisson, Ornith., tom. 6, pag. 152, pl. 13,
(Jeune.) | À
Cette espèce habite les régions boréales des deux continens et se montre quelquefois sur les côtes maritimes de la Picardie. L’adulte a toutes les parties supérieures d’un rouge brun; les inférieures d’un brun plus clair; les pennes alaires blanches à leur base, sur leur bord intérieur, ensuite du même brun noirâtre qui couvre la queue ; le bec-est bleuâtre; l'iris jaune ; les pieds sont couleur de plomb. Longueur totale, 18 à 19 pouces.
Chez le jeune les plumes de la tête et du cou sont d’un brun terne et terminées par un brun plus clair; les lorums noirs; le dos, les plumes scapulaires et les couvertures supérieures des ailes d’un brun foncé, avec une lunule rousse à l’extrémité de chaque plume; celles de la poitrine, du ventre et des flancs d’un gris rembruni, varié de roux sur leur milieu; le bas-ventre, les tectrices inférieures de la queue et le croupion rayés de noirâtre et de roux; la base du bec est verdâtre, et sa pointe noire.
2È"€ DIVISION. MOUETTE, Larus.
Bec nu à sa base, médiocre ou allongé, robuste, convexe en dessus , comprimé latéralement, entier; mandibule supérieure crochue vers le bout; l’inférieure renflée et anguleuse en dessous. PI. * n° 6.
IVarines linéaires, larges en devant, percées à jour, situées vers le milieu du bec.
Langue un peu Rae et aiguë à son extrémité.
Tarses nus, réticulés.
Doigts antérieurs entièrement palmés ; latéraux bordés à l'extérieur par une petite membrane étroite ; ; postérieur élevé de terre.
Ongles falculaires.
Ailes longues; première et deuxième rémiges à peu près ss égales, et les plus longues de toutes.
Queue à douze rectrices.
Cette division contient seize espèces sous les noms de Mouette et de Goéland, dont quatre sont douteuses. (7’oyez l’article Mouette dans la deuxième édition du nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle.) M
Ces vautours de mer, aussi lâches, aussi voraces que les terrestres, n'osent attaquer que les animaux faibles et ne s’acharnent que sur les cadavres qui flottent à la surface des eaux ou que la mer jette sur les rivages. Avides et gourmands, ils se battent avec fureur pour s’arracher leur proie ; ennemis les uus des autres, ils s’attaquent même sans motif apparent; mais malheur à celui qui est blessé: ainsi que le tigre, la vue du sang redouble leur humeur féroce , et le blessé devient une victime qu'ils immolent à leur voracité; espions les uns des autres, ils sont sans cesse occupés à se guetter pour se dérober réciproquement leur nourriture ou leur proie. Tout convient à leur gloutonnerie, poissons frais ou gâtés, chair sanglante ou corrompue, écailles, os, plumes, tout s’engloutit dans leur gosier, se digère et se consomme dans leur estomac; mais ils rejettent ces dernières substances, lorsqu'ils ont en abondance des plus à leur goût. Is supportent la faim patiemment, car on en a vu vivre huit à neuf jours sans prendre aucune nourriture. Ils fondent sur leur proie avec une telle violence, qu'ils s’enferrent eux-mêmes sur la pointe que le pêcheur place sous un poisson qu'il leur offre en appât. Dans les mers glaciales on les voit en grand nombre sur les cadavres des baleines , où ils peuvent assouvir à l'aise leur voracité, et trouver une ample pâture pour leur géniture , dont la gourmandise est innée. ,
Ces oiseaux, répandus sur toutes les mers du globe , se tiennent sur leurs rivages , et couvrent par leur multitude les plages , les écueils et les rochers, qu'ils font retentir de leurs cris et de leurs clameurs. On en voit sur toutes les côtes, mais beaucoup plus dans les lieux abondans en poissons ; ils s’éloignent en mer jusqu’à plus de cent lieues de distance de la terre, et on les rencontre sous tous les climats. Ce sont les îles désertes des deux zones polaires que le plus grand nombre préfère pour nicher, surtout celles où ils ne sont point inquiétés par les hommes ou les quadrupèdes. Là ils ne font point de nid : un trou simplement creusé dans le
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sable, leur suffit pour faire leur ponte; dans les Pays peuplés, ils recherchent les rivages de la mer ou des étangs, couverts d'herbes maritimes, mais plus souvent les creux et les fentes des rochers. On trouve dans leur nid depuis deux jusqu'à quatre œufs.
Le plumage des Mouettes et des Goélands varie tellement depuis leur naissance jusqu'à l’âge avancé, qu'il en est résulté un certain nombre d'espèces purement nominales ; cependant nous croyons qu'en les supprimant on peut en compter douze à quatorze réelles.
LA MOUETTE A TÊTE CENDRÉE, Larus cirrocephalus.