‹ La galerie des oiseauxChapitre 120 sur 170 · PI. CCLXXXIX · texte numérisé non relu

PI. CCLXXXIX

Capite, gul&, collo dorsoque cœærulescente-cinerets ; corpore subtüs niveo ; rectrictbus primarts nigris et albis.

La Mouette à tête cendrée, deuxième édit. du nouv. Dict. d Histoire nat. , tom. 21, pag. 502. e

Cette espèce, qui a été apportée du Brésil , a la tête, la gorge, le haut du cou, + 2 et dessous , le dos, les scapulaires , les couvertures supérieures de l'aile, le dessus des pennes intermédiaires et secondaires d’un joli cendré bleuâtre , qui devient presque blanc sur le front et le capistrum ; le reste du cou, la poitrine, les parties postérieures, le croupion, toutes les couvertures et les pennes de la queue d’un blanc de neige; les sept rémiges primaires noires et blanches; cette dernière couleur n’est qu’à la base et vers la pointe de la première, et occupe d'autant plus d’espace sur les autres qu’elles en sont plus éloignées, de manière que la septième n’est noire qu'à son extrémité : ces sept pennes sont noirâtres en dessous et toutes les autres de la couleur du dos, mais plus foncée; les ailes en repos dépassent la queue de deux pouces; l'iris est d’un blanc d'ivoire ; le bec et les pieds sont d’un rouge de corail. Longueur totale, 13 à 15 pouces. La Mouette cendrée de Buenos-Ayres , décrite par M. de Azara sous le nom de Gabiota cinicienta, nous semble appartenir à cette espèce; peut-être n'est-ce qu’une variété d'âge, ainsi qu’un individu à tête d’un blanc pur qu’on voit dans la collection du Muséum d'Histoire naturelle.

224 STERNES,

3° prvisron. STERNE , Sterna.

Bec plus long que la tête, entier, robuste, subulé, comprimé latéralement, pointu, droit ou un peu courbé à son extrémité. PI. Y, n° 7.

[Narines oblongues, étroites, percées à jour, situées vers la base du bec.

Langue grêle, fendue et pointue.

Tarses un peu comprimés sur les côtés , nus, réticulés.

Doigts antérieurs réunis par une membrane échancrée dans son milieu; latéraux bordés en dehors; postérieur portant à terre sur le bout. PL HE, n° $. :

Ongles falculaires.

Ailes longues; première rémige la plus prolongée de toutes.

Queue fourchue , très-rarement carrée, à douze rectrices.

Cette division est composée de vingt-six espèces qu'on appelle Æirondelle de mer ; cette dénomination , transportée d'oiseaux terrestres à des oiseaux de mer, quoig@'ils diffèrent par leurs mœurs et essentiellement par les conformations du bec et des pieds, paraît indiquer des rapprochemens entre les deux familles : en effet , les Hirondelles de HE : comme, les Hirondelles de terre, l’aile très-longue, échancrée, et chez presque toutes la queue est fourchue; ainsi que celles-ci, elles volent constamment ; tantôt elles s'élèvent très-haut dans les airs, lés coupent de mille manières , tantôt elles se rabaissent à la surface de l’eau, la rasent avec rapidité et saisissent leur proie au vol. Les Sternes jettent, en volant, des cris aigus et perçans, surtout lorsque, par un temps calme, ils s’élèvent à une grande hauteur, et qu'ils s’attroupent pour faire de grandes courses. On a remarqué qu’ils ne sont jamais si criards ni si inquiets, et qu'ils ne se donnent jamais autant de mouvement que dans le temps des nichées. Ainsi que les Hirondelles de terre, celles de mer arrivent au printemps, époque où elles fréquentent nos côtes maritimes. Au commencement de mai on les y voit en grand nombre; la plupart y restent pendant l'été et les autres se dispersent sur les lacs et les grands étangs; partout elles vivent de petits poissons , qu’elles pêchent ouen volant, ou en se laissant

Dr ay

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