‹ La galerie des oiseauxChapitre 92 sur 170 · FOULQUES · texte numérisé non relu

FOULQUES

14ème FAMILLE. PINNATIPÈDES , Pinnatipedes.

Bec médiocre, entier, incliné à sa pointe.

Jambes dénuées de plumes sur leur partie inférieure.

Doigts au nombre de quatre, trois devant, un derrière; antérieurs lobés sur leurs bords; postérieur portant à terre sur le bout, pinné ou lisse.

1° Division. FOULQUE, Fulica.

Bec plus court que la tête, épais à sa base, droit, conico-convexe, comprimé latéralement ; mandibule supérieure couvrant les bords de l’inférieure, inclinée vers le bout; celle-ci un peu gibbeuse vers sa pointe.

INarines oblongues, couvertes d’une membrane gonflée.

Langue comprimée, entière.

Front chauve.

Tarses nus, réticulés.

Doigts antérieurs allongés, bordés d’une membrane découpée; postérieur pinné, portant à terre sur le bout. PI. GG, n° 1.

Ongles courts, falculaires, un peu pointus.

Ailes concaves , arrondies; première et cinquième rémiges égales; deuxième et troisième les plus longues de toutes.

Queue à douze ou quatorze rectrices.

Parmi les quatre espèces de cette division, l’une se trouve en Europe et les autres dans l'Amérique méridionale. Quoique les Foulques n'aient pas les doigts entièrement palmés, elles ne le cèdent à aucun oiseau nageur, et restent même plus constamment sous l’eau que la plupart de ceux-ci. On les voit rarement à terre ; elles y paraissent si dépaysées, que souvent elles se laissent prendre à la main. Si elles y mettent le pied, c’est pour passer d’un étang à l’autre, car elles les préfèrent aux rivières ; et si la traversée est un peu longue, elles la font en volant : ordinairement elles ne voyagent que pendant la nuit. On les voit souvent s'élever sur l’eau, y déployer leurs ailes et en raser la surface en courant. Dans le jour, elles ne s'élèvent en

Ctéle-

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l'air que pour éviter le chasseur, encore il semble qu'il leur en coûte pour se déterminer; car elles se cachent et s’enfoncent même dans la vase plutôt que de s'envoler. Comme elles voient très-bien pendant la nuit, c'est dans ce temps que les vieilles sortent et cherchent leur nourriture ; les jeunes Foulques, moins défiantes, paraissent à toutes les heures du jour, et se jouent entre elles, en s’élevant droit vis-à-vis l’une de l’autre, s’élançant hors de l’eau, et y retombent par petits bonds. On les approche plus facilement; elles regardent, fixent le chasseur, et plongent si prestement à l’instant qu’elles apercoivent le feu que souvent elles échappent au plomb meurtrier. r-

Ces oiseaux nichent à terre dans les roseaux, les joncs, les halliers aquatiques. Leur ponte est nombreuse. Les petits quittent le nid et nagent aussitôt qu'ils sont éclos. Elles vivent d'insectes aquatiques , de petits poissons, de sangsues, de graines, etc.

LA FOULQUE A CRÊTE, Fulica cristata.

PI. CCEXIX.

Cœruleo-atra , fronte verticeque calvis, rubris ; caroncul& bifid& ruberrimt.

La grande Foulque à crête, Buff:, Hist. nat. des Ois., tom. 8, pag. 222, pl. enl., n° 797, sous le nom de Foulque de Madagascar.

Fulica cristata, Lénn., Gm., Syst. nat., édit. 13, n° 2h.

Gallinula cristata, Lath., Index, n° 23.

Crested coot; idem, Synopsis, tom. 3, pag. 278, n° 3, pl. 90.

Cette espèce, remarquable par la plaque charnue du front, relevée et détachée en deux lambeaux qui forment une véritable crête, se trouve à Madagascar et à la Chine, où elle porte le nom de Tzing Kige. Tout son plumage est d’un noir bleu; le bec rouge à sa base, et blanchätre dans le reste; la plaque d’un rouge foncé et le tarse noirâtre. Longueur totale, 16 pouces.

176 CRYMOPHILES.

2% prvision. CRYMOPHILE, Crymophilus.

Bec un peu trigone à sa base, médiocre, sillonné en dessus , droit, à pointe dilatée, arrondie et fléchie. PL. V, n° 7.

Narines linéaires, situées dans une rainure.

Langue...

Tarses nus, réticulés.

Doigts grêles, totalement séparés; les antérieurs bordés d’une membrane découpée en forme de lobes; postérieur lisse, ne portant à terre que sur l'ongle.

Os arqués, pointus.

Ailes moyennes, première et deuxième rémiges presque égales et les plus longues de toutes.

La seule espèce que renferme cette division, ne se plaît guère que sur les mers glaciales du pôle arctique, d’où dec émigre à l'automne; elle niche à terre sur les rivages ; sa ponte est de quatre à six œufs. Les petits quittent le nid dès leur naissance. Sa nourriture consiste en vers, vermisseaux, animaleules et insectes aquatiques.

LE CRYMOPHILE ROUX, Crymophilus rufus .

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