‹ La galerie du régent, Philippe, duc d'OrléansChapitre 16 sur 182 · LES TABLEAUX DE REIMS · texte numérisé non relu

LES TABLEAUX DE REIMS

marchands et des amateurs étaient venus lui proposer et qui furent restitués. Lors du sacre de Louis XV, le Régent avait fort admiré quatre grandes toiles appartenant à la cathédrale — on savait ce qu'admirer voulait dire. Le chapitre les fit envoyer au Palais-Royal : c'était une Nativité, faussement attribuée au Corrège et rendue au Tintoret, une Descente de Croix de Frédéric Zucchero, gravée dans le Crozat par Jean Raïmond, un Noli me, tangere du Tintoret ou du Titien, un Lavement des pieds de Jérôme Muziano, gravé dans le Crozat par Louis Desplaces. Le prix convenu était 100,000 livres, mais, comme le paiement n'avait pas été fait, la duchesse d'Orléans les renvoya; plus heureux que les chanoines de Narbonne, ceux de Reims reprirent possession de leurs tableaux qu'on peut voir aujourd’hui exposés

dans le transept de l'église royale.

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