‹ La galerie du régent, Philippe, duc d'OrléansChapitre 47 sur 182 · ANDREA DEL SARTO · texte numérisé non relu

ANDREA DEL SARTO

M. Corrado Ricci a reconnu dans la Zéda du Musée de Bruxelles, qui, dans les collections Aufrey, Lucien Bonaparte, Niewenhuys et Romzée, passait pour être d’Andrea del Sarto, la marque d’un des bons élèves du maitre : Domenico Puligo. La composition est gracieuse et ressemble à celle de la Léda léonardesque de la Villa Borghèse; dans les deux œuvres la femme est debout, toute nue, embrassant le cygne d’un geste devenu chaste. Au bas du tableau de Bruxelles sont groupés les quatre enfants nés de Léda : Castor, Pollux, Hélène et Clytemnestre, au milieu des coquilles d’où ils sont sortis. Ce n’est pas là une idée très heureuse, elle veut être poétique et ne l’est guère.

Qu'est devenue la Lucrèce se poignardant, du même Andrea del Sarto ? (L’estampe de N. Le Mire nous fait à peine regretter sa disparition.) Elle a passé dans la vente Edward Solly à Londres, en 1847. Cette grande

figure nue, contorsionnée ne saurait être d’un peintre de Florence.

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