UN WATTEAU INÉDIT 101 SANTERRE, RIGAUD
Versailles a hérité de différents autres portraits jadis au Palais-Royal. C’est là qu'on retrouve le Régent et Minerve, par Santerre; Philippe d'Orléans, à l’époque de ses premières armes, charmante peinture exécutée vers 1692 par Hyacinthe Rigaud; Étisabeth-Charlotte de Bavière, duchesse douairière d'Orléans (princesse palatine) par le même Rigaud, ou plutôt par un des élèves de son atelier, car c'est le musée de Genève qui possède l'original. La princesse, en 1718, donna ce magnifique portrait au maitre de son fils, à Antoine Arlaud, lequel le légua à sa ville natale, ainsi qu’en fait foi une inscription écrite de la main du peintre au dos de la toile. Gette réplique est d’une authenticité absolue, d’une conservation parfaite et d’une beauté opulente.
Le Régent offrit à Arlaud une petite esquisse du Titien : Un des miracles de saint Antoine de Padoue, que le peintre laissa également à Genève (Musée, N° 362). L'intérêt secondaire de ce minuscule tableau c'est qu'il a encore son cadre de bois doré et sculpté aux armes des ducs d'Orléans. Au dos de l’esquisse on lit ces lignes tracées par Arlaud : « Hanc tabulam, a celeberrimo Tütiano depictam, Serenissimus Princeps Philippus, Dux Aurelianensium, Jacobo Antonio Arlaud Genevensi propria
manu dono dedit, Parisiis die sixta mensi Maii anno 1713. »