‹ La galerie du régent, Philippe, duc d'OrléansChapitre 98 sur 182 · DIX JOYAUX · texte numérisé non relu

DIX JOYAUX

au vulgaire. Or, quels peintres mieux que les peintres de la Renaissance et leurs successeurs immédiats peuvent offrir un semblable critérium ?

Les dix joyaux seraient, suivant notre humble avis : la petite Téte léonardesque attribuée à Luini, le Noûî me tangere du Titien, la Vierge d'Orléans de Raphaël, la Danaë du Corrège, le Gisze de Holbein, les Pèlerins d'Emmaüs de Véronèse, le Jugement de Päris de Rubens, le Portrait de Snyders par Van Dyck, le Moulin de Rembrandt, à titre de curiosité, et le Frappement du rocher de Poussin. Toutes les fameuses écoles du Nord et du Midi figurent dans cette réunion.

Un seul de ces chefs-d'œuvre nous est revenu, les autres sont dispersés en Amérique, en Angleterre, en Italie, en Allemagne. Mais où qu'ils soient, ils proclament l'excellence de la collection du Régent qui,

chez nous, ne fut égalée que par les collections de nos rois.

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