‹ La Galerie Médicis de Rubens au LouvreChapitre 23 sur 26 · LE. TRIOMPHE DE LA VERIDE · texte numérisé non relu

LE. TRIOMPHE DE LA VERIDE

Et la conclusion de toute cette histoire est bien que cette querelle n’a pu durer que par un malentendu, par le mensonge et la malice des hommes. Il a suffi que le Temps délivrât enfin la Vérité pour qu ‘il apparût aux yeux de tous que la mère et le fils n’ont Jamais cessé de se chérir. Voilà ce que nous montre cette robuste blonde qu’enlève gaillardement un Temps que l’âge n'a point affaibli. Là-haut, la reine-mère et le jeune roi-tiennent, d'un geste symétrique, dans une couronne -de lauriers, deux mains unies, sous un même cœur qui flambe. Telle est la conclusion de ce roman. politicofamilial. Quand ils composèrent ensemble cette étrange histoire, la reine et son fils ne savaient, sans doute, pas que Phydre renaîtrait, comme dans la fable.-Il était dit que Marie ne pourrait vivre en paix avec les ministres de son fils. En 1630, c’est Richelieu qui chassera la reine et, cette fois, la reine mourra dans l'exil et l'abandon. Elle eut l’occasion, alors, d'aller à Anvers où elle revit son peintre. Rappelérent-ils, dans leur causerie, le cœur enflammé et les deux mains unies ? Cette nouvelle brouille eut une bien graye conséquence : la mémoire d'Henri IV fut privée de la belle galerie qui devait compléter la décoration du. Luxembourg: ‘L'hydre qui brouille les familles s’est réveillée trop tôt.

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