‹ La Galerie Médicis de Rubens au LouvreChapitre 24 sur 26 · PORTRAIT DE MARIE DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE MARIE DE MÉDICIS

Dans‘ ce portrait di le peintre a voulu associer les mérités de la reine et les charmes de la femme. Marie est, pour la circonstance, surmontéé du formidable: cimiér de Pallas et sa bonne figure paraît un peu étonnée sous ce terrible casque qui s'ajuste, d’ailleurs, bien mal'sur sa tête. Mais elle n’a pas pour cela renoncé aux avantages de son beau décolleté et de ses bras blancs. A'ses pieds, on a vidé l'arsenal de l'atelier de Rubens'et les peintres dé cuirassés et de brassards ont pu faire jouer les éclairs des reflets sur l'acier sombre. Mais cette terrible Bellone a beau tenir uné victoire en main, ce sont bien d’authentiques amours qui la couronnent. Décidément, le travesti militaire ne Jui va pas. Dans l'affaire de Juliers, sur son cheval blanc, aussi échevelé qu'elle, la reine paraît franchement ridicule. Dans les cérémonies du mariage où du sacre, elle montre une majesté très séduisante et ses voiles de deuil donnent un charme d'élégie à sa beauté de blonde: mais c'est surtout son visage exténué et radieux, après la naissance de Louis XII que nous aimons à nous rappeler et le long regard dont elle suit ce nouveau-né vers qui ellé n'a pas la foie de tendré les bras, Nous la retrouvons rayonnante, dans'la scène dé la réconciliation et comme illuminée d'une joie intérieure. La: tendresse maternelle embellit Marie de Médicis. +

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