LA PRÉSENTATION DE L'ANNEAU A FLORENCE
Ce grand événement du mariage, lé peintre et la reine l'ont Terlenne en quatre actes magnifiques. Le second se passe dans la cathédrale de Florence, Santa Maria del Fiore, où le grand-duc de Toscane, au nom d'Henri IV, passe Pan neau au doigt de la. reine, tandis que le cardinal'Aldobrandini donne sa bénédiction... Cette fois, les Olympiens ont disparu ; une cérémonie catholique offre assez de splendeur pour que la peinture la plus fastueuse n’ait pas besoin d’appeler la mythologie à son secours. D'ailleurs, eût-il été bien séant de promener des nudités déve cet autel où Dieu le Pére tient sur ses genoux le cadavre du Christ ? Au début de son séjour en Italie, Rubens avait assisté à cette cérémonie ; peut-être la précision de ses souvenirs a-t-elle limité la fantaisie de son imagination. Tout montre ici l'exactitude d’un récit historique; les pérsonnes ont leurs vrais costumes et les têtes sont des portraits. Derrière le gros duc de Toscane, deux gentilshommes de France, Roger de Bellegarde et s marquis de Sillery ; derrière la reine, Christine de Lorraine, grande-duchesse de Toscane et la duchesse de Mantoue, sœur de Marie de Médicis. Rubens: avait longtemps vécu à sa cour et l'avait, comme äci, peinte de profil. Mais la vraie reine de la fête, c'est la OU CII reine de France. Comme elle se présente gracieuse, radieuse et d'une dignité vraiment royale dans sa belle robe de satin blanc ! Un page porte la traine ; il tient aussi le flambeau de l'hymen et cette flimme justifiée par le symbolisme, mais dangereuse. dans uné cérémonie réelle, est le seul empiétement de l'allégorie sur l'histoire. Le pétit chien est une spirituelle fantaisie de Snyders.