TOL
Un an après ce fut le tour de l'abdomen. La malade consulta, mais ne suivit pas encore la prescription de son médecin.
Quelle est la nature de ces lésions ? Leur état actuel permet d'affirmer qu'il s’agit aujourd'hui de cicatrices. Ontelles succédé à un eczéma séborrhéique, à une lésion cutanée croûteuse ? La localisation de la maladie, son évolution sont
peu en faveur de cette hypothèse.
S’agissait-il d’un lupus ? L'arrêt sans traitement, la diffusion, la localisation rendent peu probable cette solution.
Etaient-ce des syphilides ? C'est l'opinion qui parait le mieux établie et le plus vraisemblable. Quoique la localisation à l'abdomen soit rare, quoiqu'il soit peu fréquent que les jambes soient indemnes, on peut supposer qu'il s'agit de syphilides tertiaires à bords cycliques. à infiltration dermique, à développement rapide. L'arrêt spontané est loin d'être opposé à cette hypothèse.
S'il s’agit de syphilis, à quand remonte le début de la maladie ? Il n’y a aucune histoire de chancre dans le passé de la malade. Pourtant à la partie moyenne de la jambe droite, la malade présente une cicatrice lisse, arrondie,
déprimée, trace d’un furoncle, dit-elle.
Mais ce furoncle ne fut pas incisé. Il guérit mais fut suivi
d’une poussée ganglionnaire cervicale survenant deux mois
après son évolution. Sans doute le chancre des membres, et
surtout des membres inférieurs, est d’une extrême rareté, |
mais il est impossible, en l'absence de tout autre enseignement, d'affirmer que l’accident primitif n’ait pas eu lieu en ce
point. En ce cas, le chancre, remontant à l’âge de quinze ans,