‹ La Gastrectomie Pour Ulcère Est-Elle Une Opération Bénigne ?Chapitre 29 sur 34 · AM OT LE · texte numérisé non relu

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nale pendant quelque temps) et quelques semaines plus tard, il put pratiquer, sans risques, une gastrectomie, qui autrement, aurait tué le malade. Il insiste. sur l’importance de cette opération en cas d’ulcère de la face postérieure.

De son côté, CHARRIER insiste sur ces points :

1°) Pour un malade présentant un ulcère de la P. C. en activité avec forte leucocytose dont le traitement préopératoire n’aura pas réussi à améliorer ni l’état local ni l’hyperleucocytose, que faudra-t-il proposer ? Surtout pas de gastrectemie immédiate. L'opération de Santy recoit là sa meilleure indication. Après quelques semaines, on pourra juger si le malade dont l’état général s’est amélioré et dont l’ulcère est au repos pourra supporter cette fois, la gastrectomie.

2°) Pour un ulcère duodénal chez un malade en crise aiguë au-dessus de toute ressource médicale, que faire ? Plus élégante que la gastro-entérostomie, une jéjunostomie primitive paraît indiquée, suivie d’une gastrectomie secondaire. Ce dernier traitement peut aussi bien s’appliquer au cas très grave des ulcères peptiques.

3°) Au cours de l'intervention, il peut se révéler qu'un ulcère duodénal soit plus étendu que l’on ne Pavait supposé, que son ablation entraîne des difficultés particulièrement ardues. Deux solutions s’offrent alors : ou bien, on devra pratiquer une gastrectomie pour exclusion se contentant d’enlever l’estomac et le pylore en laissant l’ulcère en place ; ou bien, si l’ulcère déborde sur le pylore, si des adhérences importantes rendent le travail insurmontable, la prudence conseille la gastro-entérostomie, se ré-

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