‹ La GastronomieChapitre 6 sur 31 · VIII N O T J C E · texte numérisé non relu

VIII N O T J C E

hâte d'arriver au siècle d'Hésiode, digne contemporain du poète fameux qui chanta les Troyens, les grenouilles et les dieux. Là, en des termes marqués au coin d'une spirituelle gaieté, sont peints les usages des temps héroïques, ou des biches et des moutons sans apprêt suffisaient au dîner des vainqueurs d'ilion. Suit un historique très-réussi de la cuisine chez les Orientaux qui, les premiers, surent mélanger les mets d'une façon nouvelle et donner le modèle des premiers fricandeaux.

Tout cela est spirituellement raconté. Berchoux est déjà ici pleinement maître de son sujet; ce jour-là, il a trouvé toute sa veine, il est décidément poète.

Les Grecs arrivent à leur tour, délivrés de leur vieux Lycurgue, ce singulier raisonneur ; ils ne négligent plus les moyens de compliquer les mets pour les rendre meilleurs. Notre auteur énumère alors, en les célébrant, les grands cuisiniers qui honorent ce pays : Mitcecus, Philoxène, Actidès, Hégémon de Thasos, et Timbron de Mycène, Archestrate surtout, poète et cuisinier , qui fut dans son pays ceint d'un double laurier. Il fait bon le voir nommer après ces héros toutes les combinaisons savantes de l'art culinaire qu'inventa ce peuple éclairé par le génie et le goût.

Qui peut parler des Grecs sans parler des Romains, s'écrie Berchoux? Et le voilà qui nous les montre

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