X NOTICE
charmant de cette délibération tout à la fois si grave et si bouffonne du Sénat romain sur un turbot, dont nous parle Juvénal et à laquelle nous ne croirions pas si nous ne savions par Tacite lui-même à quel degré de démoralisation et d'abaissement était descendu ce peuple, qu'autrefois son courage, son intelligence, son génie militaire, avaient élevé au-dessus de tous les peuples du monde.
Il y a cependant une chose que je ne pardotme pas à Berchoux, c'est de m' avoir gâté le récit du poète satirique latin. Sans doute cette nouvelle fiction a bien son mérite, et cette sauce piquante n'est pas du tout mal imaginée; mais je ne voudrais pas pourtant qu'on m'oubliât le pot et les potiers !!! Berchoux termine ici l'historique de la cuisine chez les anciens, et en même temps le premier chant du poème :
II faut, il en est temps, que notre siècle dîne; Les poètes ont trop dédaigné la cuisine.
Le deuxième chant s'ouvre par une apostrophe douce et pressante aux amants malheureux. Le poète les invite à venir chercher des consolations à leurs douleurs éternelles dans l'art dont il se fait le chantre, cet art qui ne trompera jamais leurs désirs et qui comblera toujours leur attente. C'est lui qui déride le front du vieillard, qui le console des erreurs de son