JEANNETTE
CHANT BUSTIQUS
Paroles et musique de Pierre Dopont
Sit6t que je me lève
Lon la^ Je pense à mon ami, C'est la fin de mon rêve, Car je ré vais de lui; C'est pour lui que je peigne Et frise mes cheveux; Et lorsqu'il me dédaigne.
U fait pleurer mes yeux.
Ah ! Dieu sait que je Vaime Invariablement, Et j'en suis toute blême D'y penser seulement.
Pour lui seul je m'habille Propre comme un bijou, Et c'est pour lui que brille La croix d'or à mon cou ; Cest pour lui que j'achète
rr^'
De jolis tabliers, Et' que les jours de f^te Je mets de beaux souliers.
Ah! Dieu sait, etc.
Qooiqu^étant du ylllage.
Il a si bon maintien, Un si riant visage, Un si bel entretien ; Sa main carrée et ronsse Au besoin vous défend, Mais il a la voix douce Et les yeux d'un enâint.
Ahl Diea sait, etc.
Que ne snis-je hirondelle On bien martin-pécheur, Pour guetter s'il m^appelle Dans l'ombre et la fraîcheur.
Quand il rôde et s*an-ête Autour de son moulin , Pense-t-il à Jeannette Lorsque Jeannette est loin ?
Ah! Dieu sait, etc.
I^a preuve quMl y pense.
C'est qu'il vient pour me voir D'une grande distance
Lorsque tombe le soir; A Theure qu'il s'échappe Je le sens accourir, Quand à ma vitre il frappo Je manque d'en mourir.
Ah! Bleu sait, etc.
En semaine, à la lune^ Le dimanche au soleil , Quelle bonne fortune, Quel amour sans pareil I Nous nous parlons ensemble, Sans rien dire souvent, Sous la feuille qui tremble Au caprice du vent.
Ah! Dieu sait, etc.
Mais, hélas! la prière Des pauvres amoureux Sen*t autant qu'une pierre Qui roule dans un creux.
Jeannette sur la route S'en va loin du meunier, Et le meunier, sans doute.
Commence à l'oublier.
Ah I Dieu sait, etc.
La mnsiqae se trouve, à Paris, chez M. Aalagnier, 28, rae de Provence.
k BAS LES PATTES!
TTFB SnSTIQCB
Paroles et mnsique de M. Mahut de ul GHEsmaiÂTi
Vaste poitrine et fortes hanchesi Le corsage bien décoaplé, De grands yeux noirs et des dents blanches Eclatant sous un teint hâlé, Voilà la fille qui captive Tous les gas des hameaux voisins; Mais qui répond, alerte et vive, Quand on prétend jouer des mains :
A bas les pattes!
Car tu te flattes, Vainement, que je t'aimerait
A bas les pattes! (ter) Ou, par ma foi, je taperai I
Pour ses vaches grasses luisantes, Pour SOS chiens, bourrus compagnons, Ses mains rouges sont caressantes, Et sa bouche a les plus doux noms; Mais que voulant prendre leur place,
Un berger devienne pressant...
Son sourire fait la grimace^ Elle répond en le poussant :
A bas les pattes ! etc.
Qaand on la voit rude à Tonvrage, Sons le soleil de la moisson, Redonner à tous du courage, En jetant au vent sa chanson^ Plus d'un jeune fermier aspire A la dot qu'elle a dans ses bras ; Mais quand un geste veut lui dire...
Ces mots arrêtent les ébats :
A bas les pattes ! etc.
Pourtant le dimanche on assure, Qu'à son miroir, son œil subtil Veille aux détiiils de sa parure, De face ainsi que de profil ; Aussi, le soir après la danse, Les soupirants sont si nombreux, Qu'à chaque instant ce cri s'élance.
Du plus couvert des chemins creux {
A bas les pattes, etc.
Mais un jour vient que la cruelle,.
Pensive, consulte son cœur,
Qiii tout bas... bien bas^ lui révèle
Le nom chéri d*un époaseiir ; Pour celui-là que de faiblesses!
Ces mainsi châtiant le délit, ' Se font si pleines de caresses...
Que c'est en pleurant qu'elle dit :
• A bas les pattes!
Car tu te flattes, Aisément, que je t'aimerai
A bas les pattes! (ter) Ou, par ma foi !... je me rendrai I
La mnsiqne se tronre à Paris , ches L. Yieillotf 32, rud Notre-Dame-de-Nazareth.