‹ La gaudriole de 1860Chapitre 39 sur 112 · A BAS LES MARIS · texte numérisé non relu

A BAS LES MARIS

ÇBAirSONKBTTB COSflQUB

Chantée par M. Lit/assor, aa théAtre da Palais-Royal.

Paroles de M. de Leuyen, musiqae de M. L. Glapissom

A bas les maris, à bas les mariS|

y 'là mes cris favoris!

A bas les maris, à bas les maris^

J' les maudis et j' les abolis !

A bas les maris, à bas les maris, {bit)

y 'là mes cris favoris !

A bas les maris, à bas les maris,

y 'là mes cris favoris!

A bas les maris!

Pour les femmes plus d'esclavage.

Faut prendr' un' bonn' résolutioOi Contre les tyrans du ménage, Faut faire un' révolution.

mss"^

[Parlé.) A quoi qne ça sert les maria 7. •• - Mais c'est une affreuse snperfluité .. xlùb erreur de la nature... des herbes parasites..* des champignons malfaisants* A bas les marîS| etc.

D' puis assez longtemps on tous Texe^

Femm*s^ émancipez-vous un peu,

Est-o' qu'on vous appell' le beau sexe^

Pour écumer le potrau-fen.

(Parlé,) Crocodiles d'époux!... ils abusent de leurs forces physiques pour tous faire tri« coter des bas de laine et mettre des souspieds à leurs pantalons... Mais on n'myentçra donc pas ime eau pour la destruction de ces insectes-là 1

A bas les maris, etc.

Supprimons cett* race cruelle^ Il n' faut plus qu'il en vive aucun) i

SenUment pour l'histoire naturelle^ |

Noua en f rons empailler quéqu' z'uns.

{Parlé.) Et si par hasard une femme r^ grettait son bourgeois , elle pourra s'en per> mettre la vue en le faisant exposer sons globe comme pendant à son perroquet; mais c'est égal, on ne m*empéchera pas de crier :

A bas les maris^ etc.

Oni, je r soutiens, dans tout* la terre, L'époux est un être oppressif*, Voyez les maris d'Angleterre, lia vend'nt leurs femm's conim' du rosbif {Parlé.) Que platitude!... monsieur mén€ madame au marché avec un boa de chanvre autour du cou, et puis v'ià que ça se maquigiionne! Combien cette petite animal?... — Huit schellinjçs six pences. — Oh I God very cher... trop cher... — C'est le juste prix, fixed price... — J'en donnais trop scbeîlings. — No I — Si ! — No ! — Yes, trois scbeîlings et une pot de bière, half and hal si no tis, donc c'est fait... et la malheureuse est débitée pour trois schellings, c' qui fait juste trois livres quiuze sous, monnaie de France.

A bas les maris, etc.

Lisez un peu, lisez l'histoire, Comme les époux s' conduis'nt mal j Repassez dans votre mémoire Les horreurs du lien tsonjugal.

[Parte,) r)'abord la Barbe bleue, roi de France et de Picardie, qui périssait ses épouses , sous le frivole prétexte qu'elles étaient curieuses... quelle bassesse!... et ce Raoul donc, Raoul, dit le Talocheur^ empereur de Gonesse, qui fit manger à son épouse le cœur

de son amant dég^uisé en g^ibelotte de lapin , et que c'était si dur à digérer, que la pauvre femme en efut une gastrique qui la fit mourir de désespoir à Tâge de soixante- seize ans {av8C indignation), oh! oh! oh!

A bas les maris, à bas les maris^

V'ià mes cris favoris!

A bas les maris, à biis les maris, J' les 'maudis et j' les abolis!

A bas les maris, à bas les maris, [bis.]

V'ià mes cris favoris!

A bas 1ns maris, à bas les maris^ V'ià mes cris favoris !

A bas les maris !

la masîqiie se trouve chez MM. Heugel et C«, S bi9f rus Vivienne.

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