‹ La gaudriole de 1860Chapitre 42 sur 112 · UN BONHOMME · texte numérisé non relu

UN BONHOMME

Chaosoimette chantée par M. Gozoka.

Paroles et musique de Mabc-Constautoi.

Un bonhomme ayant passé A peu près la soixantaine^ Nous contait ainsi sa peine En vidant un pot cassé. Le vin que je viens de prendre Me rappelle un gai refrain :

C*est qn*à tont il faut 8*attendre Pour ne s*étonner de rien.

J'avais de joyeux amis, Nous faisions bourse commune.

Souvent nous n'en avions qu'une Que toujours seul je remplis!

Il aurait fallu me rendre Ce que je prêtai si bien !

Mais à tout il faut s'attendre Pour ne s'étonner de rien !

Quoique pauvre, un jour mon cœur S'enflamma pour une belle; Ah ! j'aurais donné pour elle Mtf jeunesse et mon bonheur!

Ne va-t-elle pas s'éprendre Pour un nègre bohémien I Mais à tout il faut s'attendre Pour ne s'étonner de rien I

Voulant essayer de tout, Je pris femme en mariage i Mais, grands dieux, quel gaspillage I Je n'en pus venir à bout!

Un autre eût été se pendre.

Non sans cause, j'en convien!

Mais à tout il faut s'attendre Pour ne 8*étonner de rien !

Paria macadamisé, Le télégraphe électriqne, Vn escargot sympathique, L'avenir prophétisé : C'est difficile à comprendrei Et surtoat pour un ancien ; Mais à tout il faut s'attendre Pour ne s'étonner de rien 1

Maintenant on me dirait :

Le miel a goût de moutarde, Les femmes montent la garde, Le Louvre est un cabaret; La lune ici va descendre; Je dirais : je le sais bien ; Puisqu'à tout il faut s'attendre Poi>r ne s'étonner de rien !

Lt musique se tronvé chez M. F; Ganvin, éditenr de musique, Palais -Royal, péristyle de Chartres, Il et 12, à côté da ThéâUe-Français.

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