LA LORETTE DU LENDEMAIN
BOKDSAtT
Paroles de M. Gastave Nadadd,
Auteur de la Lorettt de la YiilU et des Reines iê MahiU.
Musique de M. A. Docra.
Au: Cent sur V herbage (La Petite Margot).
J'étais coquette, J'étais lorette;
Mais qnMIs sont loin mes beaux jours d'autre- La République [folfi !
Démocratique
À détrôné les reines et les rois I
Quelle fureur a fait tourner leurs têtes I Hommes lé^en^ ils ont tout jeté bas!
Ils étaient fous, ils sont devenus bêtes.
Et leurs journaux ne les guériront pas.
décadence !
Toute la France Fume aujourd'hui des cigares d*un son I
L'argent est rare,
On est avare, Et les messieurs aiment... Je ne sais où!
Que sont-ils donc ces fringants gentilshommes Qui jetaient Tor sur les tapis douteux ?
Ils sont fondus, et, sottes que nous sommes, Tons nos louis sont partis avec eux.
Adieu conquêtes,
Joyeuses fêtes.
Où le Champagne au lansquenet s'unit ;
Belles soirées.
Nuits adorées, Qu'on jeu commence et qu*an autre finit!
De mes succès voici pourtant la place; Mais quel silence en mes salons déserts!
Sur mon sofa la poussière s^amasse, Et toat le jour mes ridnauz sont ouverts...
Plus de mystère;
Là, solitaire, Je fus des bas ou j'arrose des fleurs;
Et quand arrive
La nuit tardive, Je reste seule et je crains les voleurs!
Je ne Vai plus mon galant équipage :
Tom est chassé, mes chevaux sont vendus; Mon seriu seul est resté dans sa cage; Il chante à peine, et je ne chante plus'...
Robes nouvelles,
Bijoux^ dentelles, Ma tante, hélas! sait où je vous ai mis;
Elle s'envole.
Ma gaité folle ; Plus de plaisirs, plus d'amants, plus d'amis !
Oiseaux plumés qu'a dispersés Vora^e, Ils vont chercher un monde plus parfait ; Mon épicier devient un personnage; Arthur n'est rien, Oscar est sous-préfet!
Mou cœur est vide,
Mon frcnt se ride, Mon boulanger ne me foit plus crédit...
Je crois qu'on sonne!...
Non, non, personne...
Que devenir en cet état maudit?
Faudra-t-il donc pour gagner l'exigtence, Tombent plus bas dans mon étroit sentier, De mes attraits tarifer Timpudence, Et du plaisir enseigner le métier?
Ou bien plus sage,
Dans un village, Irai-je, au loin, racheter mon passé?
Ou, pauvre fille,
Avec Taiguilie, Dois-je finir comme j'ai coninkdncé ?
Ou bien, quittant cette terre chérie, Irai-je enfin chercher fortune ailleurs?
Non, non, jamais I... La France est ma patrie. Je veux attendre ici des jours meilleurs.
J'étais coquette,
J'étais lorette, Mais qu'ils sont loin mes beaux jours d'aulre-
La République [fois!
Démocratique A détrôné les reines et les rois !