‹ La gaudriole de 1860Chapitre 54 sur 112 · LE PETIT DOIGT DE MA GRAND'MÊRE · texte numérisé non relu

LE PETIT DOIGT DE MA GRAND'MÊRE

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Paroles de F. Tourte, musique de A Marouebis.

Rose, pourquoi cette dentelle Ces rubans, cette fleur?

A-t-on besoin d*étre aussi belle

Pour prier le Seigneur ?

Parlez avec plus de franchise;

Mon petit doig^ prétend, Qu'au bal, et non pas à l'église,

Le plaisir vous attend.

— L'oracle, pour une chimère^ A tort vous étourdit;

Votre petit doigt, ma grand'mère,

Ne sait pas ce qu'il dit! [bis.) Non, non, non, non, non, non jion, non, Votre petit doigt, grand'mère.

Ne sait pas, ne sait pas, ne sait pas ce qu'il dit I

— Chaque jour, c'est ruse nouvelle Pour tromper ma rigi^eur;

Mon petit doigt, mademoiselle,

A lu dans votre co^ur.

A ses parents, Pierre, il me semble,

Fit un pareil larcin.

Et ce soir vous allez ensemble

Prier le même saint.

L'oracle, etc.

— Rose, mon petit doigt l'assure, Lui qui ne ment jamais,

Pierre vous aime, j'en suis sûre; Qu'il dise ses projets.

Aux doux sentiments qu'il confessej

Je sais que Ton se rend, Que votre cœur, à sa tendresse.

N'est pas indifférent.

— S'il devine que j'aime Pierre,

L'oracle est éradit ; Votre petit doigt, ma g^and'mère,

Sait très-bien ce qu'il dit !

Ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah!

Votre petit doigt, grand'mère, Sait très-bien, sait très-bien, sait très-bien ce

{qu'il dit.

La mnsiqiie se tronre chpz M. Ghaillot, éditeur, 354, me Saiot-Honoré, à Paris.

PANDORE OU LES DEUX GENDAPvMES.

CHANSON

;Chantée par M. Letassor Paroles et musique de M. Gustave Nasaud.

(Le brigadier doit avoir l'accent gcucon et Pandore l'accent ctltaden. )

Deux gendarmes, un beau dimanche, Chevauchaient le long d'un sentier^

L'un portait la sardine bl&nche,

L'antre le janne baudrier.

Le premier dit d'an ton sonore ;

M — Le temps est beau pour la saison !

— Brigadier (répondit Pandore), | ^^ Brigadier, vous avez raison I «i t

Pbœbus, au bout de sa carrière,

Put encor les apercevoir ;

Le brigadier, de sa voix fière.

Troubla le silence du soir :

« — Vois, dit-il, le soleil qui dore

Les nuages à l'horizon!

— Brigaîdler, etc. »

« — Ah ! c'est un métier difficile :

Garantir la propriété ; Défendre les champs et la ville Du vol et de l'iniquité; Pourtant l'épouse qui m'adore Bepose seule à la maison.

— Brigadier, etc. »

« — Il me souvient de ma.jeunesse; Le temps passé ne revient pas...

J'avaiâ une folle maîtresse . Pleine de mérite et d'appas.

Mais le cœur... (pourquoi?...) je l'ignore,

Aime à changer de garnison*

— Brigadier) etc. »

« — La gloire, c'est une cooronhe Faite de rose et de laurier; J'ai servi Vénus et Bellone ; Je suis époux et brigadier.

Mais je poursuis ce météore Qui vers Colchos guidait Jason.

— Brigadieri etc. »

Puis ils rêvèrent en silence ; On n'entendit plus que le pas Des chevaux marchant en cadeuce ; Le brigadier ne parlait pas.

Mais, quand revint la pâle aurore, On entendit un vague son :

•« Brigadier, répondait Pandore, ) ^.

Brigadier, vous avez raison ! » j

La musique chez MM. Heugel et Ce, 2 6m, rue Vivieime.

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