LE PETIT DOIGT DE MA GRAND'MÊRE
CHA.V80innCTTB
Paroles de F. Tourte, musique de A Marouebis.
Rose, pourquoi cette dentelle Ces rubans, cette fleur?
A-t-on besoin d*étre aussi belle
Pour prier le Seigneur ?
Parlez avec plus de franchise;
Mon petit doig^ prétend, Qu'au bal, et non pas à l'église,
Le plaisir vous attend.
— L'oracle, pour une chimère^ A tort vous étourdit;
Votre petit doigt, ma grand'mère,
Ne sait pas ce qu'il dit! [bis.) Non, non, non, non, non, non jion, non, Votre petit doigt, grand'mère.
Ne sait pas, ne sait pas, ne sait pas ce qu'il dit I
— Chaque jour, c'est ruse nouvelle Pour tromper ma rigi^eur;
Mon petit doigt, mademoiselle,
A lu dans votre co^ur.
A ses parents, Pierre, il me semble,
Fit un pareil larcin.
Et ce soir vous allez ensemble
Prier le même saint.
L'oracle, etc.
— Rose, mon petit doigt l'assure, Lui qui ne ment jamais,
Pierre vous aime, j'en suis sûre; Qu'il dise ses projets.
Aux doux sentiments qu'il confessej
Je sais que Ton se rend, Que votre cœur, à sa tendresse.
N'est pas indifférent.
— S'il devine que j'aime Pierre,
L'oracle est éradit ; Votre petit doigt, ma g^and'mère,
Sait très-bien ce qu'il dit !
Ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah!
Votre petit doigt, grand'mère, Sait très-bien, sait très-bien, sait très-bien ce
{qu'il dit.
La mnsiqiie se tronre chpz M. Ghaillot, éditeur, 354, me Saiot-Honoré, à Paris.
PANDORE OU LES DEUX GENDAPvMES.
CHANSON
;Chantée par M. Letassor Paroles et musique de M. Gustave Nasaud.
(Le brigadier doit avoir l'accent gcucon et Pandore l'accent ctltaden. )
Deux gendarmes, un beau dimanche, Chevauchaient le long d'un sentier^
L'un portait la sardine bl&nche,
L'antre le janne baudrier.
Le premier dit d'an ton sonore ;
M — Le temps est beau pour la saison !
— Brigadier (répondit Pandore), | ^^ Brigadier, vous avez raison I «i t
Pbœbus, au bout de sa carrière,
Put encor les apercevoir ;
Le brigadier, de sa voix fière.
Troubla le silence du soir :
« — Vois, dit-il, le soleil qui dore
Les nuages à l'horizon!
— Brigaîdler, etc. »
« — Ah ! c'est un métier difficile :
Garantir la propriété ; Défendre les champs et la ville Du vol et de l'iniquité; Pourtant l'épouse qui m'adore Bepose seule à la maison.
— Brigadier, etc. »
« — Il me souvient de ma.jeunesse; Le temps passé ne revient pas...
J'avaiâ une folle maîtresse . Pleine de mérite et d'appas.
Mais le cœur... (pourquoi?...) je l'ignore,
Aime à changer de garnison*
— Brigadier) etc. »
« — La gloire, c'est une cooronhe Faite de rose et de laurier; J'ai servi Vénus et Bellone ; Je suis époux et brigadier.
Mais je poursuis ce météore Qui vers Colchos guidait Jason.
— Brigadieri etc. »
Puis ils rêvèrent en silence ; On n'entendit plus que le pas Des chevaux marchant en cadeuce ; Le brigadier ne parlait pas.
Mais, quand revint la pâle aurore, On entendit un vague son :
•« Brigadier, répondait Pandore, ) ^.
Brigadier, vous avez raison ! » j
La musique chez MM. Heugel et Ce, 2 6m, rue Vivieime.