‹ La gaudriole de 1860Chapitre 57 sur 112 · ADIEU MES PETITS ANGES · texte numérisé non relu

ADIEU MES PETITS ANGES

SOnVBKIKS

Chantés par M. Amédée Aams, au Casino des Arts

Paroles de M. Edouard Dugas,

Masiqae de M. Paal Hinaioir.

Ou An : Si ça Varrive encore, (Là Maaraine.)

Quand je suis triste et désolé.

De gais portraits charment ma vue Des femmes qui m'ont consolé, Je passe une tendre revue.

L'une me presse encor la main.

L'autre me dit : « Comme tu changes ! '' ^- Je songe à faire mon chemin :

Bonsoir; adieu, mes petits anges.

La première aimait les romans

Et les mélodrames terribles;

Je me rappelle ses serments

Et son goût pour les comestibles :

Il lui fallait avec Marty

De la galette et des oranges}

Mais elle avait trop d*appétit.

Bonsoir; adieu, mes petits anges.

La seconde, à sa vive ardear

Livrait son âme tout entière :

« Ah! disait-elle, avec ton cœur

u Je ne voudrais qu'une chaumière, n

Vers l'Italie ou le Tyrol,

Elle aurait habité des f^^nges;

Et je payais son entrensol.

Bonsoir; adieu, mes petits anges.

Celle-ci chérissait les vers ; Nous ne parlions pas d'autre chose.

J'aurais craint d'irriter ses nerfs Si je l'eusse adorée en prose.

Sans regretter mes jours perdus A vous griffonner des louanges, Je rime moins et gagne plus.

Bonsoir; adieu, mes petits anges.

Et cette autre au nohle maintien I Les bijoux étaient sa faiblesse; Une bague en collier de chien Aurait tenu son cœur en laisse.

Je ne trouverais plus urgent De vous en couvrir les phalanges s Et puis l'or coûte de l'argent.

Bonsoir; adieu, mes petits anges.

Dans un rêve, ainsi je croyais Revoir celles qui m'ont su plaire, Quand ma femme, que j'oubliais, Me réveilla tout en colère.

En songeant aux mots que j'ai dits.

Elle me fait des yeux étranges; Je ne suis pas au paradis.

Bonsoir; adieu, mes petits anges.

La musique se trouve à Paris, chez M. Faté, éditeur, 14, passage du Graod-Gerf.

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