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LA PETITE MARGOT

BOHSBAD

Chanté par Mll« Léontinb, au théâtre de la Gaieté. Parola» de MM. Clu&tillb et Miloh.

AlB du rondeau des Deux Maitresses (Dochb).

C'est sur l'herbage,

Dans un village, Qu* la p'tit' Margot se dépôcha d' grandir;

Du toit champêtre,

Qui m'a tu naître, Je garderai toi:0<>^^ ^® souvenir

J* n'avais alors ni clinquants ni parure, Je n* savais pas tant seal'mentc' que c'était; Mais quand l' printemps réveillait la nature. Sa première fleur brillait à mon corset.

J'étais heureuse,

J'étais joyeuse, Et dans c' temps-là j'aurais donné d' bon cœur.

Tout un royaume

Pour l'humble chaume Qui m' promettait tant d' plaisir et d' bonheur.

Qnand je passais m' dandinant snr mon âne, Les villageois m' trouvaient très-bien comm' ça. Et si j' n'avais qu' des habits d' paysanne, Ils savaient bien qu'un bon cœur battait là.

J' n'étais pas fière,

On pouvait m' faire Tout c' qu'on voulait sans qu'j*y trouve aucun

D'un* gaité franche, [mal ;

Chaque dimanche, De Tavant-deux je donnais le signal.

JenVoyaispas de grands airs comm' les vôtres, Personne alors ne me dictait des lois ; C'est à la ville, en f sant rougir les autres, Que j'ai rougi pour la première fois.

Pauvre fillette,

Que je regrette Ce temps heureux qui ne reviendra pljos!

mon village !

mon jeune âge!

O mes beaux jours, qu'ôtes-vous devenus?

Puisque j' devais, dans le monde où vous êtes, Chercher 1' bonheur sans jamais savoir où, Il fallait donc m' laisser avec mes bêtes, Hou chat, mon chien et mon cousin Jaillou.

C'est sur l'herbage.

Dans un village, Qa' la p'tit* Margot se dépêcha d* grandir;

Du toit champêtre, Qui m'a vue naître, Je garderai toujours le souTenlr.

Margot ou let Bienfaitg de ^ÉduetUion, Tande- Tille en 1 acte, de MM. Glairville et Milon, en vente chez M. Marchant, éditeur, 12, boulevard Saintllartin. Prix : 50 centimes.

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