LA MANSARDE DE BERANGEB
BOUAKCB
Paroles de MiRC Gonstantin
Un jour Lisette, au déclin de sa vie, Lassée enfin d'un titre passager, Allait revoir la mansarde chérie Que si longtemps habita Bérangerî Comme autrefois je tremble, disait-elle, Quand près de lui j'accourais me glisser, Et tout gaîment sans me faire annoncer î L'amour alors m'abritait de son aile !
Doux souvenir viens eneo/ me bercer ! (bis)
Quand j*arrivaî8 au seuil de sa chambrette, lout aussitôt il me tendait les bras!
J'avais son cœur, et mon divin poëte
Se désolait quand je n'arrivais pas * Libres alors comme les hirondelles Que dans les airs on voit se balancer, Tout prés du ciel nous savions nous placer, Et j'apprenais ses chansons immortelles!
Doux souvenir viens encor me bercer ! (6m)
Toujours joyeux malgré notre infortune, Nous savions fuir les regards indiscrets I Pour nous aimer, quMmportait la fortune I Dans la mansarde elle avait peu d'attraits.
Souvent le soir, au milieu d'un poëme Il s'arrêtait, et pour se délasser, •
Entre deux vers qu'il voulait retracer.
En souriant il me disait ; Je t'aime!...
Doux souvenir viens encor me bercer ! (bis)
Adiea, plaisirs, instants de folle ivresse,
Sans liberté le bonheur fuit toujours !
Pour un palais il faut que je délaisse
L'humble réduit, témoin de nos amours I
Si j'ai perdu cette flamme céleste
Et mes beaux jours qu'il me faut effacer,
Mon Béranger, je dois y renoncer,
Mais, par bonheur, que ta gloire nous reste !
Doux souvenir viens encor me bercer ! (6m)
La musique se Ironve chez F. Ganvin, éditeur de mosiqae, Palais-Royal, péristyle de Chartres, il et 12.