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Finistère

KT l.KS PREMIÈRES GRANDES VOIES DE COMMERCE

Dans cel ensemble, les cimetières à incinération (je ne parle que île la France) sont en grande minorité, jusqu’ici. Les tombes à incinération n’étant marquées d’aucun signe extérieur apparent, il se peut qu'il y ait là une lacune uniquement due à notre ignorance; nous n’en devons pas moins la constater.

Nous commencerons par ce groupe, pour deux raisons : premièrement, parce que c’est à ce groupe qu’appartiennent selon nous, les sépultures les plus anciennes (1) ; secondement parce que c’est à ce groupe que se rattachent les tribus qui paraissent avoir conservé le plus fidèlement leurs traditions orientales. Je vous ai déjà dit quelle importance il fallait attacher à la personnalité des tribus primitives (2). Nous aurons souvent l'occasion de constater cette vérité dans le cours de nos études.

Les cimetières à incinération, nous vous l’avons dit, sont homogènes ou mixtes.

Nous nous occuperons d’abord des cimetières homogènes.

Le plus remarquable de ces cimetières est situé en Cisalpine, sur les bords du Tessin, au sud du lac Majeur, en plein pays celtique. (Il est temps que nous commencions à nous servir desdénominationshistoriques.) 11 aune étendue considérable: plusieurs lieues carrées. Il est le plus anciennement signalé. A tous égards il mérite une attention spéciale.

La première mention en fut faite par un avocat italien, Giovanni-Baltista Giani, en l’an 1824. Giani en comprit l’importance, mais ne sut pas le dater. Il trouvait un grand cimetière sur les bords d’une rivière dont le nom était attaché au souvenir d’une bataille célèbre. Il ne douta pas un instant qu’il y eût coincidence entre les deux faits cl il publia sa découverte à l’imprimerie impériale de Milan sous le titre de :

Battagliadel Ticino tra Annibale e Scipione, ossia scoperte deleampo di P. C. ; de lie vestigie del ponte su l Ticino , del sito

1. Nous sommes même convaincu que quelques-unes sont antérieures aux stations lacustres du bel dgc du bronze.

2. Cette vérité a été très bien démontrée dans une brochure anonyme intitulée Principes et cléments d’organisation de la Tribu dans l'antiquité, dont l’auteur est, croyons-nous, M. de Koutourga(?)

LES PREMIÈRES MIGRATIONS HISTORIQUES

Uc/la batlaijlia et delle tombe île Romani c de' (îal/i inessa péri ti.

On croyait ù celte époque (pie, partout où se trouvaient d’anciennes sépultures, pourvu qu'on y rencontrât quelques armes, on était sur un champ de bataille.

Eu 1866, M. de Mortillet insérait dans la Revue arclicolotjit/ue (1) un article où les erreurs de Giani étaient relevées et les cimetières de Golasecca, Vergiate et Sonia remis à leur place dans la série des âges archéologiques. L’auteur déclarait, avec raison, que ces cimetières étaient antérieurs à la fondation de Home. D’un autre côté M. Biondelli, conservateur du musée Bréra (2), lisait à l’Académie de Milan en 1867, un très intéressant mémoire sur une tombe de Sesto-Calende (3). localité voisine de Vergiate, tombe qu’il qualifiait de Tomba ijal/o ilalica et qui, selon lui, remontait à une époque voisine de celle des lombes de Vergiate, Golasecca et Sonia dont il avait fait une étude spéciale.

L’intérêt que présentaient ces découvertes me détermina ii aller explorer moi-même ce cimetière. Vous avez sous les veux le résultat des fouilles que j'y ai fait faire en 1873. Les fouilles ont été exécutées sous mes yeux par M. Abel Maître, qui m’accompagnait (4). Deux lombes entières, avec tout leur mobilier funéraire, ont été rapportées au Musée de Saint- Germain. Vous verrez l’une d’elles remontée dans la grande salle du Musée dite salle de Mars.

Le cimetière se compose de deux parties; le plateau cl la colline dont les pentes descendent jusqu’au Tessin.

Sur le plateau (3) sont concentrées les lombes les plus humbles, les plus modestes. L’urne est simplement déposée en

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