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LES PREMIÈRES MIGRATIONS HISTORIQUES

naii (1), îles fibules de nos types cisalpins (2); enfin une très nombreuse série de vases de bronze ornés au repoussé et portant les mêmes motifs d’ornementation que certains vases de la Certosa et de Yillanova (3).

Ce genre d’ornementation ne s invente pas isolément sur deux points de l’espace aussi distants. Il dénote un ensemble d’idées communes chez des peuplades identiques d'origine ou au moins de civilisation. Le hasard d’ailleurs ne serait-il pas par trop grand de retrouver ces motifs reproduits uniquement chez les peuplades au sein desquelles les historiens nous montrent concentrées les traditions de certains cycles épiques cités parmi les plus anciens, le long d’une même grande voie de migration et de commerce parlant des rives de la mer Noire pour aboutir aux Apennins d’un côté, aux Alpes et aux Pyrénées de l’autre ?

Cette voie n’était pas seulement celle des grandes migrations, elle était aussi la voie la plus ancienne du commerce entre l’Orient et l’Occident. Il semble qu’elle prime même, à cet égard, la voie de mer.

C’est par cette voie que l’ambre arrivait en Italie, et de là en Orèce. Vous connaissez tous la légende qui localisait la production de l’ambre sur les bords du Pô, par un déplacement naturel des faits, l’entrepôt ayant été pris pour le point d’origine. L'ambre, disait la légende, n’était autre chose que les larmes des sœurs de Phaéton changées en peupliers, sur les bords de l’Eridan où leur malheureux et imprudent frère était venu tomber à la suite de son audacieuse et folle entreprise de conduire les chevaux du char du Soleil.

Apollonius de Itbodes 1 2 3 et Lucien racontent cette antique légende dans tous ses détails.

Hérodote nous donne des renseignements d'un caractère

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