Hérod., IV, c
APPARITION DF.S GAULOIS
soil l'autour de ce poème. Les Délions <*n parlent même avec beaucoup de détails. Ils racontent (pie pendant longtemps les Ilyperborécns avaient envoyé à Apollon des offrandes. Ces offrandes étaient apportées au Dieu par des vierges. Ils nommaient deux d’entre elles, Ilyperoché et Laodice, étant à Delos l’objet d’une grande vénération, mais ce furent les dernières. Les Hypcrboréens ne les voyant pas revenir, prirent le parti de faire parvenir les offrandes par intermédiaires. » Hérodote décrit la voie qu’elles suivaient. Les Ilyberboréens, après avoir enveloppé ces offrandes dans de la paille de froment, les rcm. liaient aux Scythes, d’où de peuple en peuple elles étaient portées jusqu’au golfe Adriatique (la roule de l'ambre). De là on les envoyait en Epire chez les Dodonéens, d’où elles passaient en Eubéc. Les habitants de Carysto (l)les transmettaient aux Teniens, sans passer par Andros (2). Les Teniens les apportaient à Delos.
Au commencement du ive siècle avant notre ère, les jeunes Déliens, de l’un et l’autre sexe, secoupaient encore les cheveux en l’honneur des « vierges hyperboréennes mortes dans l'ile. » Les filles leur rendaient ce devoir avant leur mariage. Elles déposaient une boucle de leurs cheveux sur l’autel de Diane, « à main gauche en entrant dans le temple,» ajoute Hérodote. Los jeunes Déliens entortillaient leurs cheveux autour d’une certaine herbe et les déposaient aussi sur le tombeau des Hyperboréennes.
(Men de Lycie, un contemporain d’Orphée, avait composé des hymnes en leur honneur (3).
Mais le compilateur Diodore est encore plus explicite (4).
« Puisque nous sommes amenés à parler des contrées septentrionales, il ne sera pas hors de propos de dire un mot des Ilyperboréens. Parmi les historiens qui ont consigné dans leurs annales les traditions de l’antiquité, Décalée (5), et quel-