‹ La Gaule avant les GauloisChapitre 117 sur 121 · SI R LA RIVE DROITE DU RHIN · texte numérisé non relu

SI R LA RIVE DROITE DU RHIN

ques autres prétendent qu’il y a au delà de la Celtique, dans l’Océan, une île qui n’est pas moins grande que la Sicile. Celte lie, située au Nord, est, disent-ils, habitée par les ïly-

perboréens Cotte île est. suivant les mêmes récits, le lieu

de naissance de Latone, ce qui explique pourquoi ces insulaires vénèrent particulièrement Apollon. Ils sont tous, pour

ainsi dire, les prêtres de ce Dieu et joueurs de cithare.

Ils ont une grande bienveillance pour les Grecs et particulièrement pour les Délions. »

Callimaque (1 ) connaissait très bien la vénérationdes Délions pour los vierges hyperboréennes (Opis-Loxo et Ilecaerge).

L’existence d’une nation habitant des contrées septentrionales et ayant eu d’intimes rapports avec les îles de la Grèce au temps héroïque est incontestable.

Mais il y a plus : La voie du Borysthènes (Dniéper), avait été la grande voie de commerce avant que la voie du Danube eût été ouverte. Les Milésiens n’avaient pas fondé Olbia pour un autre motif. Aristée de Proconèse, dans son poème des Arimaspes , met les Ilyperboréens en rapport avec eux.

C’était l’opinion de Jean Potoki (2). C’était celle de Dubois de Montpéreux qui connaissait si bien ces contrées.

« Il y a lieu de faire (3) une remarque générale sur la bifurcation de la marche des peuples dans leurs migrations de. l’est à l'ouest. Bien qu’il n’y ait point de chaînes de montagnes qui paraissent les gêner, malgré l’immense étendue en largeur du pays qui se présente à eux après qu’ils ont franchi le Volga, ils suivent tous une certaine route qui paraît extraordinaire. La voie sacrée des anciens. La voie noire des modernes.

« Pour tous les peuples qui ne tirent pas vers le Danube, le courant de leur marche les porte nécessairement par là. Les nomades, avec leurs chariots et leurs tentes, cherchent les gués du Dniéper pour les passer, et les gués les amènent précisément à l'origine de Yexampée , la voie sacrée des anciens. Une fois sur l’autre rive , l’on restait sur un pla-

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