Dr Hamy, Paléontologie humaine, p
O’ L HOMME QUATEKNAIHE
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« Au pied des grandes Alpes les principales essences « étaient le pin, le sapin, le bouleau. Tout le nord de PEu- « rope, à partir des Alpes, avait cet aspect sévère s'écartant « peu de ce qui s'y observe de nos jours. La vigueur de cette « végétation se trouvait favorisée par l’humidité du climat. « Rien ne saurait exprimer l’abondance des eaux qui se répan- « daient, alors, par toute l’Europe. Pour reconstituer la « Somme, le Rhin, le Rhône et la Durance de cet âge, c’est « a cent mètres pour le premier de ces Meuves, à soixante « mètres pour le second, à cinquante, au moins, pour le der- « nier qu il faut relever le niveau présenté par eux aujour- « d’hui.
« Il y avait déjà cependant une différence sensible entre le « climat de 1 Europe centrale et celui des contrées méridio- « nales (1), ou 1 on trouve le laurier des Canaries associé au « laurier indigène, au pin de Montpellier, au figuier et à la « vigne. Le frêne et parfois le platane y prospéraient. »
Tel était le théâtre au milieu duquel s'agitait l’homme quaternaire.
Je voudrais vous faire son portrait, mais les éléments manquent ou sont trop peu nombreux.
Des terrains d alluvion ou du lehm, il n est sorti que deux fragments de crâne de provenance certaine : Le crâne de Canstadt (2) et le crâne d'Eguisheim près Colmar (d). Plus la fameuse mâchoire de Moulin-Quignon, près Abbeville, dont 1 authenticité n’est pas démontrée.
Les autres ossements humains, crâne de Néanderthal, mâchoire de la JNaulelte, etc., proviennent des cavernes. Ce n’est pas le moment d’en parler (4).
Il serait donc prudent, peut-être, de suspendre tout jugement concernant l'homme du diluvium.