‹ La Gaule avant les GauloisChapitre 86 sur 121 · Apoll. de Rhodes, Argon., ch. III, v · texte numérisé non relu

Apoll. de Rhodes, Argon., ch. III, v

6. Les Persans adorant la terre, comme ils adoraient le [eu, ces préjugés sont très logiques.

EN OCCIDENT

la terre ne perd pas pour cela ses droits, niais les femmes sont seules déposées dans son sein (1). »

('-cite distinction de rite entre hommes et femmes s’est rencontrée dans plusieurs sépultures anciennes. Dans le fameux tumulus de Peccatcl (iVIecldembourg), le ür Lintz fait observer que l’homme était inhumé et la femme incinérée.

Il ne faut donc avoir aucune idée de la personnalité des tribus primitives pour croire qu'elles brûlaient ou inhumaient leurs morts indifféremment. Dès qu’on pénètre un peu avant dans l’antiquité, dès qu’on se trouve en présence de groupes bien définis non encore fondus dans la confusion des villes, on trouve des cimetières sans mélange de rites.

Les l’ré-Etrusques incinéraient comme les Pélasges. Les Etrusques de la belle époque, l’aristocratie étrusque inhumait (2). A Albe, à Chiusi, à Felsina, à Pise les premières populations incinéraient. Les populations primitives de la haute Italie suivaient le même rite.

L’incinération, m’écrivait Coneslabile en 1871 (3). me semble très bien établie pour toutes les populations italiques du cycle grécolroyen.

Coneslabile croit au contraire que les Ligures inhumaient (i).

Dans les villes comme Kome, composées d’éléments hétérogènes, les deux rites étaient pratiqués (o). Mais vous savez bien que même dans ces villes, aux temps primitifs, les tribus vivaient souvent complètement séparées, divisées par quartiers, chaque tribu gardant ses dieux distincts. Dans les villes tout à fait mixtes elles-mêmes, comme Kome, chaque famille conservait ses traditions. Dans la famille Cornelia, suivant Pline(6), Sylla futle premier de sa >jens que l’on incinéra. Les Cornelii inhumaient de

1. Ces femmes devaient être des esclaves appartenant à un autre rite.

2. Cf. Coneslabile, De l’incinération chez les Etrusques. Lettre à M. Alex. Bertrand. (Tirage à part de la Revue arch. 1874.)

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