‹ La Gaule avant les GauloisChapitre 88 sur 121 · Macrobe, v II, c · texte numérisé non relu

Macrobe, v II, c

4. La proportion des inhumés aux incinérés sous les dolmens de la Lozère est, d’après le L)r l’runières, île GG pour les inhumés, de 28 pour les incinérés, sur (J4 sépultures explorées. Dans i|uatre sépultures il y avait superposition, l’urne à incinération se trouvait au-dessus d’un squelette.

EN OCCIDENT

Il n'y a donc point eu, nous le répétons, d’âge du bronze en Gaule. La Gaule a reçu par le commerce ou à la suite d'essais de missions religieuses des objets de bronze en plus ou moins grande abondance; elle n’a point, comme le Danemark, été atteinte par cette innovation jusque dans les profondeurs de son être.

J’ajouterai que cela étant, il nous est presque impossible de dater les objets de bronze, même les armes que possèdent nos musées.

La salle VI du musée de Saint-Germain, où se trouve réuni le mobilier funéraire de nos plus anciens tumulus, contenant tous du fer, renferme plusieurs épées de bronze identiques aux épées découvertes dans le lit de nos rivières. Pourquoi ces épées, que nous livre un terrain banal, seraient-elles d'une autre époque que les épées de ces tumulus qui sont de l'âge du fer?

Et si les dépôts qui nous ont paru être la part des dieux avaient effectivement ce caractère, s'ils constituaient l’offrande du vainqueur à la suite d'un heureux combat, qui peut nous dire si ce vainqueur n’était pas un héros aux armes de fer?

Enfin si, comme le pensait M. Desor, les cités lacustres étaient îles magasins, des magasins destinés au commerce du bronze, de quel droit conclure de celte accumulation d’objets d’une même nature que, en dehors des lacs, le fer n’était pas déjà répandu chez d’autres tribus?

Je dis plus. La vraisemblance est que les cimetières appartenant à la période que l’on est convenu d’appeler le premier âge du fer, dans la haute Italie, les Pyrénées et P Armorique, sont plus anciens que les cités lacustres du bronze. Nous espérons pouvoir bientôt vous le démontrer

Mais si l’introduction en Gaule du beau bronze lacustre, du bronze de nos trésors ou cachettes n’est pas la conséquence d’une invasion, ni même le résultat de l’établissement dans le pays de groupes restreints assez fortement organisés pour que leur influence ait suffi à changer les mœurs des populations indigènes ou antérieures, comme l’ont fait les Romains et les Francs ; si nous avons uniquement ou presque uniquement affaire à un développement des relations commerciales; d’où

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