‹ La Gaule avant les GauloisChapitre 9 sur 121 · Huxley, De la place de l’homme dans la nature · texte numérisé non relu

Huxley, De la place de l’homme dans la nature

l’homme tertiaire

ges est incontestable. Ils étaient animés d’un esprit nouveau qui excita l’enthousiasme.

On avait oublié en France les beaux travaux de Lamark (1) et les théories transformistes de Goethe et des autres philosophes naturalistes du commencement de ce siècle. Cuvier, après avoir triomphé d’Étienne GeofTroy-St-IIilaire, avait fait définitivement accepter sa théorie de V invariabilité des espèces qui régnait, sans partage, dans les écoles.

La nouvelle doctrine appuyée sur des faits bien observés, présentée, tout d’abord, par Darwin avec la modestie qui convientau vrai talent, apparut comme une délivrance. Le champ des recherches et des conjectures se trouvait, en effet, du coup, considérablement élargi. On pouvait tirer des faits signalés tout un système : on n’y manqua pas. Les admirateurs de Darwin poussèrent les choses à l’extrême. Lui-même finit par se laisser entraîner. « Ce sage Anglais qui vivait au milieu de « ses fleurs, sut'veillant les insectes et plus occupé du chant des « oiseaux que des bruits du monde, devint le chef d’une école « révolutionnaire (2). »

Le fond du darwinisme est le transformisme. Les formes organiques actuelles ne sont, suivant l’école, que les développements successifs d’une forme primordiale et incréée. Il n’y a point eu de création : il n'y a point de créateur.

Darwin n’allait pas si loin, il s’en faut. Mais ses disciples ne l’écoutaient pas. M. Pasteur, qui défendait la théorie des germes contre celle de la génération spontanée, était dénoncé par les purs comme un apôtre de l'école théologique, un clérical.

Dès 187o le mouvement était si prononcé, les néophytes du darwinisme allaient si loin en France et en Allemagne, qu’un homme de beaucoup d’esprit, dont l’ardeur curieuse s’intéresse à tout (3), crut devoir prendre la parole au nom de l’école

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