I.A C.AULK MKIIOVINGIKNNE
ti-uj) loin (le lii Iciic. Les liuiiiincs, nouveaux venus dans le elirislianisnie, el (jui ius(|ue-là avaienl eu eomnieree avec (les (li\ini[(''s anlhroponiorphiijues, ne pouvaient du joui' au leiideniain niodiliei' leur eoiiceplion de la divinité; ils avaient riiabilude de Irailei* avec leui's dieux comme avec des èli-es plus jtuissiinls ((u'euv sans doute, mais non pas invincibles, et en tout cas accessibles aux mômes sentiments qu'eux, susceptibles des mêmes ])assions ; par les prières ou les menaces ils étaient toujours surs de trouver des protecteurs dans le monde surnaturel. Ces gens-là, pour se sentir rassurés au milieu du monde extérieur et des violences de la nature, pour soutenir la lutte dans cette vie et conserver l'espérance d'atteindre au bonheur éternel, avaient besoin d'un protecteur qui se tînt à leur côté. De là le culte des saints. Les hommes qui sur la terre avaient hi'illé par leur piété et leurs vertus, et que Dieu avait nuir- (|U(''S d'un signe distinctif en leur donnant le pouvoir d'accomplir des uiiracles, ne devîiient j)as manquer de voir leur puissance augnu'utée après leui' mort, quand Dieu les avait aj)peiés pour siéger dans le ciel à ses côtés, et (|u'ils jouissaient, pensait-on, iiuprès du Tout-Puissant d'un crédit illimité. On honorait dom- les saints d'un culte ]>articuliei' ; on s'adressait à eux |)our obtenir les laveurs divines. Ils intercédaient auprès de Dieu pour les ti«lèles. De leur vivant envoyés du Très-liant, ils devenaient après leur mort les intermédiaires entre la terre et le ciel.